Dans un mois et demi reprend Brooklyn Nine-Nine, sitcom à succès de la Fox. Véritable phénomène depuis la diffusion du premier épisode, la série créée par Dan Goor (Parks & Recreation) et Michael Schur (The Office US) a su se démarquer et offrir un peu de fraîcheur au paysage télévisuel grâce à un casting solide et un humour qui fait mouche. Alors qu’est-ce qui fait de Brooklyn Nine-Nine une réussite avec déjà deux Golden Globes à son actif et un sitcom qu’il faut absolument voir (ou revoir) avant le lancement de la troisième saison ? Réponse.

Brooklyn Nine-Nine c’est avant tout un nom : Andy Samberg. Membre du trio à succès Lonely Island mais aussi de l’émission Saturday Night Live, l’acteur n’avait jusqu’à présent jamais trouvé un rôle capable de le faire connaître du grand public mais c’est désormais chose faite avec cette série. Incarnant Jake Peralta, un policier talentueux mais légèrement immature membre de la brigade policière 9-9, Andy Samberg fait rire et montre l’étendu de son talent lorsqu’il s’agit de grimacer de manière improbable ou balancer des répliques bien senties. Mais Brooklyn Nine-Nine ce n’est pas que Jake Peralta car le personnage pour fonctionner s’entoure d’autres enquêteurs tout aussi attachants et remplissant parfaitement leurs rôles. Entre le meilleur ami de Jake, Charles Boyle, incarné par Lo Truglio, toujours là pour glorifier son frère de coeur avec un peu de mauvaise foi, Terry Jeffords joué par Terry Crewz, le papa gâteau aux énormes muscles du commissariat ou encore Gina la secrétaire mesquine campée par Cheslea Peretti… tous les membres du département 9-9 fonctionnent parfaitement entre eux et offrent un spectacle réjouissant. Mais la véritable perle du show reste sans conteste le Capitaine Ray Holt qui sous les traits de Andre Braugher offre le plus de fous rire. Le visage toujours stoïque, Holt recadre souvent Peralta tout en se montrant comme un père adoptif pour celui-ci qui a toujours été seul depuis sa plus tendre enfance. Car même si Brooklyn Nine-Nine est là pour offrir vingt minutes de détente et de rires le show sait aussi se montrer sérieux par moment, notamment à travers les histoires sentimentales de nos héros et problèmes personnels.

© Netflix. Tous les droits réservés.
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A l’instar de The Office ou Park & Rec, deux autres séries des showrunners de Brooklyn Nine-Nine, la série tourne énormément autour de la personnalité loufoque de ses personnages. Caricaturaux à l’extrême, les scènes jouent souvent avec le décalage entre ces enquêteurs au comportement borderline et les autres personnages beaucoup plus terre-à-terre. Résultat des situations souvent gênantes pour notre plus grand plaisir. Voir Jake Peralta pousser des hurlements en jouant faux de la guitare pour faire craquer un suspect dans l’incompréhension est absolument tordant.

Évidemment comme dans tous les sitcom plusieurs gags reviennent régulièrement et permettent de créer une véritable identité au show. Au fil des épisodes les travers des personnages ressortent de plus en plus tout comme les répliques propres à chacun. Il n’aura pas fallu longtemps avant qu’Internet s’en empare avec des gif de Peralta balançant son (très lourd) « The title of our sex-tape » ou Holt et son visage inexpressif qu’importe la situation. Car c’est aussi ça la force de Brooklyn Nine-Nine, avoir réussi à se faire une place dans la culture populaire en seulement deux saisons et voir ses meilleures quote être réutilisées partout.

© Netflix. Tous les droits réservés.
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Situer l’action dans un commissariat n’est pas anodin. A l’image de Scrubs se déroulant dans un hôpital ou The Office dans les bureaux d’une société, utiliser un décor que le spectateur est habitué à voir en vrai ou à la télé est une bonne idée pour détourner les codes de ce lieu. Ainsi Brooklyn Nine-Nine prend énormément de plaisir à parodier les séries télévisées comme New-York Police Judicaire (et ses nombreux spin off) ou les Experts à travers des enquêtes pendant lesquelles l’équipe n’hésite pas à blaguer même lorsqu’un homicide a eu lieu.

C’est donc cette galerie de personnages attachants victimes ou instigateurs de situations rocambolesques sur fond d’enquêtes policières ainsi que les running gag qui donnent toute sa force à Brooklyn Nine-Nine, cette série chorale. Plus les épisodes s’enchaînent et plus le show gagne en puissance et s’améliore jusqu’à un cliff qui a laissé bouche bée beaucoup de spectateurs à la fin de la saison 2.

On ne peut que vous conseiller de vous jeter dessus et savourer celle-ci en attendant la troisième saison prévue en septembre et riche en guest-stars.

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