Dans leur espace du Marais, 66 rue Charlot, les galeristes de Quand les fleurs nous sauvent proposent une exposition plurielle dont le titre est emprunté à l’académicien Jean d’Ormesson. « Merci pour les roses, merci pour les épines » est visible jusqu’au 28 novembre.

« Déniaiser » la rose

Pour cette exposition, qui n’est pas monographique, Muriel Fagnoni et Julia Gai ont investi l’espace avec des œuvres parfois ayant déjà été présentées, des créations d’artistes exceptionnellement réalisées pour l’exposition, ou des nouveautés des artistes de leur catalogue.
La pluralité des médiums (vidéos, textiles, peintures, photographies, céramiques, collages, sculptures…) et des esthétiques, mobilisant 34 artistes, montre bien la volonté d’explorer toutes les interprétations de la roses.

Shepard Fairey (Obey), Rose Shackle, 2019, impression typographique signée par Shepard Fairey, Edition numérotée 98_450, 33x25cm

N’y a-t-il plus rien à dire sur la reine des fleurs ? Celle qui est si facile d’offrir, toujours douce, dans les tons pastels, et qui pourtant pique qui cherche à la cueillir. C’est en hommage à toutes les interprétations de la rose, qui défient les siècles et s’enchainent depuis le début de l’Histoire de l’art, qu’a été créé cette exposition.

La rose : pas seulement niaise, fleur d’amour ou nature morte, aussi plurielle que les intentions qu’on y met, aussi plurielle que les inspirations des artistes.

Vue de l’exposition « merci pour les roses, merci pour les épines » (c) Quand les fleurs nous sauvent

L’histoire de la rose

La scénographie, non pas contemporaine, mais très XIXème, foisonnante du sol au plafond, se place très bien dans le discours de la galerie qui tisse le lien entre patrimoine et art contemporain. En effet, dans chacune des expositions, la monographie d’un artiste contemporain fait écho avec des œuvres patrimoniales, iconiques. Montrant bien que la fleur est une source d’inspiration inépuisable.

Frédéric Léglise, Lamia Ziadé, 2009, huile et laque sur toile, 195x130cm

Cette exposition, myriade d’épines et de pétales, ne déroge pas à la règle. La scénographie se découpe en « ensembles » unissant les œuvres dans les couleurs, les matériaux, les intentions artistiques ou les formats. Comme autant de bouquets accrochés au murs qui se répondent les uns les autres, mélangeant passé et présent.

Une exposition patchwork au sujet de la rose, de ce qu’elle inspire, et qui questionne son interprétation au travers des siècles, avec les artistes : Amy Friend, Amélie Barnathan, Asimis Alexiou, Brooke Didonato, Cécile Daladier, David Schermann, Denis Pochard, Elisabeth Gilbert Dragic, Enrico Garzaro, Eugénie Bachelot-Prévert, Florence Grundeler, Florent Lebon, Frédéric Léglise, Gabriel Folli, Grégoire Fournier, Isabelle Bonté-Hessed2, Jean-Baptiste Marot, Kanaria, Lamia Ziadé, Laurence Favory Margaux Laurens-Neel, Michel Jocaille, Olivié Keck, Ori Gersht, Penni Vasama, Philippe Baumann, Rachel Marks, Raf Reyes, Sophie Le Gendre, Tristan Hollingsworth, Vanina Langer, Victor Garel, Vincent Olinet et Zuae.

Amélie Barnathan, Bouquet d’ébats, 2021, bic, encre et aquarelle sur papier, 52x35cm

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« merci pour les fleurs, merci pour les épines »
Quand les fleurs nous sauvent
du 13 au 28 novembre 2021
66 rue Charlot, paris 3
de 11h à 19h tous les jours sauf les lundis