Frances Thorpe est correctrice pour les pages livres du Questionner. La trentaine, bordélique, célibataire, elle ne croit pas en l’avenir. Un soir, en rentrant à Londres, elle remarque une voiture renversée sur le bas-côté. La conductrice, Alys Kyte, est en train de mourir. Il s’agit de la femme du célèbre écrivain, Laurence Kyte. Le veuf et ses enfants demandent à rencontrer celle qui a été présente lors des derniers instants d’Alys. Frances Thorpe découvre que cette famille est bien mieux que la sienne, et rêve de se faire adopter. L’héroïne se lie rapidement d’amitié avec la fille, Poly. Elle la console, la conseille, la comprend. Du côté de son boulot, sa supérieure découvre qu’elle connait la célèbre famille des Kyte. Rapidement, on lui confie des critiques, on l’invite à des cocktails. Frances monte les échelons, et prendre la place de sa rédactrice en chef ne lui déplairait pas. La correctrice apprend vite. Ses vêtements sont plus soignés, sa coiffure est plus à la mode, le succès est au rendez-vous.

Pour son premier roman, Harriet Lane se glisse dans la peau d’une arriviste. Mais plutôt que de la détester, on aurait tendance à vouloir que ses plans fonctionnent. L’écrivaine, crée alors un personnage attachant malgré elle. L’auteure s’attarde avec précision sur les lieux, les bureaux de la rédaction, les soirs de solitude, les relations de couples, les intérieurs. Journaliste, Harriet Lane, connaît parfaitement ce monde, le «beau monde» comme elle dit.

«Le Beau Monde», de Harriet Lane, Edition Pocket, 6,80 euros.

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