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Eté 2023: 3 livres à mettre dans sa poche #6

4 août 2023, par Untitled Magazine

Pour la septième année consécutive, tout l’été, et chaque semaine, Untitled Magazine vous propose trois livres à lire. Que vous soyez dans votre maison de campagne, au bord de la plage, entre amis ou encore au travail, vous devriez trouver votre bonheur.

Les orageuses, Marcia Burnier

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"On vous retrouvera. Chacun d’entre vous. On sonnera à vos portes, on viendra à votre travail, chez vos parents, même des années après, même lorsque vous nous aurez oubliées, on sera là et on vous détruira."

Lucie, Mia, Louise, Lila, Nina, Leo et Inès ont en elles cette colère, cette colère de l'injustice et de l'impunité face aux violences qu'elles ont subi. Alors, elles vont casser des appartements, tagguer des vitrines, briser des vitres de voiture. Pour que la peur change de camp. Pour qu'au moins pour certaines femmes, la justice soit rendue.

Les orageuses dégage cette puissance sororale et cette émotion à être entendues et comprises par les nôtres. Ce premier roman donne de la force, malgré la violence de certaines scènes d'agressions dont nous fait part Marcia Burnier : des scènes dont les femmes sont quotidiennement les victimes, et les hommes rarement punis. Quand ce gang de femmes décide donc de chercher la justice par tous les moyens, c'est une forme de libération qu'elles offrent à toutes les femmes. 

On s'attache à ces femmes qui pourraient être nous, nos amies, nos soeurs. On se retrouve dans leurs traits de caractère, dans leurs subterfuges pour combattre les traumatismes et survivre au patriarcat. Et on veut les rejoindre pour faire entendre nos voix et réclamer la justice qu'on mérite !

Critique rédigée par Mathilde Ciulla

"Les orageuses", Marcia Burnier, Editions Cambourakis, 144 pages, 10,50€

A ceux qui sont partis, à ceux qui sont restés, Parinoush Saniee 148131_couverture_Hres_0.jpeg

Séparée depuis la Révolution islamique, une famille se retrouve à l’initiative de Mère, pendant dix jours dans une villa louée sur la côte turque. Pour la première fois depuis presque 30 ans, la vieille femme est entourée de ses deux filles et de ses trois fils, et de leurs familles respectives. Si certains n’ont pas quitté l’Iran, d’autres sont depuis des années dispatchés au quatre coins du monde : France, Etats-Unis, Suède, etc.

Imaginées comme un véritable moment de joie, ces retrouvailles tournent rapidement en règlement de compte entre frères et sœurs. Entre rancœur et jalousie, entre ceux qui sont partis et ceux qui sont restés, chacun tente d’exprimer ses sentiments. A la suite de la révolution de 1979, la révolution a fracturé de nombreuses familles conduisant à des vagues successives de migrations parfois voulues ou contraintes. Comment se reconstruire après tant d’années passées loin les uns des autres ? Comment se comprendre quand on n’a pas tous vécu dans le même pays ? Est-on toujours une seule et même famille ? 

A travers des dialogues d’une grande justesse, Parinoush Saniee signe un huis clos familial où chacune des opinions, perspectives sociales et idées politiques sont représentées. Un magnifique roman choral qui rend hommage à toutes les familles iraniennes où qu’elles soient !

Critique rédigée par Marie Heckenbenner

"A ceux qui sont partis, à ceux qui sont restés", Parinoush Saniee (traduit par Odile Demange), Editions Points, 240 pages, 8,50€

Une piscine dans le désert, Diane Mazloum

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Quand la famille Bendos reçoit une photo d'une piscine sur le terrain qu'elle possède au milieu du désert libanais, c'est la strupéfaction. Elle charge donc Leo de faire le voyage depuis le Canada où la famille est installée depuis plusieurs générations pour tirer au clair la situation : il se donne trois jours pour vendre le terrain, situé dans le village desquels les grands-parents de Leo sont originaires.

A son arrivée, Leo est accueilli par la famille Kyriakos : l'oncle et la nièce, Fausta, céramiste, venue de Beyrouth pour l'été et responsable de la construction de cette piscine. Cette dernière compte profiter de la piscine et de la maison des étés de son enfance pendant quelques jours, pour se détendre et se mettre dans les meilleures dispositions possibles pour accueillir l'injection de la dernière chance qui lui permettra peut-être d'avoir un enfant. Deux mondes se rencontrent dans ce désert à la chaleur écrasante entouré de montagne et de mystère.

Leo est rapidement fasciné par ce village, au fil des souvenirs de récits que lui en faisait sa grand-mère qui remontent et de ses conversations avec Fausta. Les mystères qui entourent les montagnes et les frontières qu'elles représentent, les bombardements nocturnes, les camions-citernes qui remplissent la piscine et les couleurs libanaises séduisent le jeune canadien qui se laisse aller à l'exploration.

Un court roman, sorte d'ôde au Liban rural, un dépaysement assuré !

Critique rédigée par Mathilde Ciulla

"Une piscine dans le désert", Diane Mazloum, Editions Le Livre de poche, 192 pages, 7,20€

Ils sont aussi en poche :

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