Après Mon Amie et Oslo, Blondino vient de révéler le clip de L’Amour n’est-il, extrait de son EP éponyme sorti en janvier 2016, et annonciateur d’un premier album en préparation.
Derrière l’énigmatique nom Blondino, inspiré du roman suédois Le Grand Blondino de Sture Dahlström, se cachent deux Français passionnés de musique : la chanteuse et guitariste Tiphaine Lopuzone, et le compositeur Jean-Christophe Ortega (Emily Loizeau, Camelia Jordana).
L’amour n’est-il, et son clip étonnant
Premier titre de l’EP éponyme sorti en janvier 2016, L’Amour n’est-il est une jolie ballade qui s’inscrit dans la pure tradition de la chanson française. A la première écoute, on pense à du Françoise Hardy, ou du Keren Ann. La voix est douce et fragile, le phrasé assuré. Aucun effet de style pour Tiphaine, juste la voix d’une conteuse qui parle en mélodies. Les mots accrochent, l’univers se dessine, et c’est finalement grâce à son clip que Blondino se démarque.
Réalisé par R&D, cette vidéo originale montre Tiphaine le corps entièrement peint en différentes couleurs. Le montage est subtil, des kaléidoscopes se forment tandis qu’ici et là sont disséminées quelques références picturales, comme ce regard émergent du noir qui rappelle la charmeuse de serpent du douanier Rousseau. Comme pour le clip Mon Amie, sorti deux ans plus tôt, Blondino montre son goût pour les vidéos créatives et étonnantes. A découvrir ci-dessous :
[embed]https://www.youtube.com/watch?v=j9x7RyRB4mw&feature=youtu.be%20[/embed]Un premier album très attendu
Suivi par Tomboy Lab et Un Plan Simple, Blondino devrait sortir son premier album d’ici quelques mois, le temps peut-être pour l’EP 4 titres de faire son chemin auprès du public et des professionnels. La production soignée des titres et la finesse des arrangements seront des atouts de poids pour porter la voix de Blondino qui n’a pas à rougir ni de ses textes, ni de ses mélodies.
Parmi les influences de Blondino, on retrouve Billie Holiday, Portishead, Brigitte Fontaine, Lauryn Hill ou encore la poétesse américaine Sylvia Plath, à qui est dédiée la chanson Sylvia. Mais c’est immanquablement la patte du chansonnier Jean-Christophe Ortega - à qui l’on devait déjà les deux superbes morceaux Calamity Jane et Manhattan sur le premier album de Camélia Jordana - que l’on retrouve chez Blondino. Avec le travail complémentaire de Tiphaine et sa voix faussement détachée, un brin nonchalante, c’est un univers à part que l’on décèle et qui promet de belles étincelles sur l’album à venir.
Blondino sera en concert mercredi 5 octobre au Théâtre des 2 Rives à Charenton le Pont dans le cadre du Festi’Val de Marne avec Maissiat.
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