Supergirl était la série tant attendue de la rentrée, et pour cause : elle adapte en format sériel les aventures de l’héroïne du même nom. Créée par Greg Berlanti et Ali Adler, elle met en scène Kara Zor-El (Melissa Benoist), envoyée sur Terre pour protéger son cousin Kal-El. Seulement, elle arrive avec 24 ans de retard et réalise qu’entre temps, son cousin est devenu un super-héros respecté du monde entier. Se retrouvant sans mission, Kara est alors recueillie par les Danvers, une famille d’adoption qui va l’aider à maîtriser ses pouvoirs et à s’intégrer dans la société. Désormais âgée de vingt-quatre ans, la jeune femme passe inaperçue : pourtant, alors qu’une catastrophe est sur le point de se produire, Kara décide de l’empêcher en utilisant ses pouvoirs, se révélant aux yeux de tous telle qu’elle est réellement.

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Supergirl s’annonçait comme une série véritablement prometteuse : pourtant, le bilan de ces premiers épisodes est plus que mitigé. Supergirl souffre de nombreux défauts pour être réussie, à commencer par le plus gros point noir de la série : un scénario plus que prévisible dont le véritable héros n’est autre que… Superman. Difficile à croire lorsque la série semble se baser sur sa cousine, surtout lorsque aucun acteur n’a été engagé pour le rôle, mais l’ombre écrasante de l’homme d’acier est trop imposante pour être ignorée. Non seulement parce qu’il est celui ayant sauvé Kara après son arrivée sur Terre et l’ayant conduite à ses parents adoptifs, mais principalement parce que depuis les premières minutes du pilote, Superman semble être le principal sujet de conversation entre les protagonistes. Qu’il s’agisse de Kara, idolâtrant son cousin et le considérant comme un modèle (idée renforcée par le fait que les deux n’ont eu aucun contact depuis l’arrivée de Kara sur Terre), ou encore le fait que Superman justifie l’arrivée de James Olsen (Mehcad Brooks) dans l’entreprise dans laquelle Kara travaille, puisque celui-ci est l’un des seuls à avoir établi un contact avec le superhéros, tout semble se rapporter d’une manière ou d’une autre à Superman, dont on ne voit pourtant jamais le visage. De ce côté, il est évident que la série a d’énormes progrès à faire : il est même dans leur intérêt de prendre de l’indépendance face à l’homme d’acier pour se concentrer sur l’évolution de Supergirl en tant que véritable super-héroïne.

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Pour le reste, Supergirl offre un début de saison plutôt inégal : l’intrigue se montre plus que prévisible et s’enferme dans les codes du genre. Le pilote alterne scènes complètement plates et parfois pénibles, malgré la jolie prestation de Melissa Benoist, qui redonne un peu d’énergie à ce début mollasson. Supergirl souffre d’un démarrage assez difficile et peine à prendre son envol, à tel point que même la fin du pilote ne s’ouvre pas sur un début d’intrigue suffisamment intéressant pour avoir envie de continuer la série. Couplée à des effets spéciaux de pauvre qualité (ce qui reste quand même remarquable, pour une série de network), Supergirl présente un début de saison plutôt décevant, mais loin d’être défaitiste. Il est clair que la série a de sérieux efforts à faire afin de récupérer son public (pour rappel, la moitié des spectateurs n’était pas revenue pour la diffusion du second épisode de la série) et ne pas finir aux oubliettes, mais avec un peu plus d’entrain et d’inattendu, plus rien ne semble impossible.

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