« A voix haute, la force de la parole », un film de Stéphane de Freitas et Ladj Ly

Chaque année à l’Université de Saint-Denis se déroule le concours « Eloquentia », qui vise à élire « le meilleur orateur du 93 ». Des étudiants de cette université issus de tout cursus, décident d’y participer et s’y préparent grâce à des professionnels (avocats, slameurs, metteurs en scène…) qui leur enseignent le difficile exercice de la prise de parole en public. Au fil des semaines, ils vont apprendre les ressorts subtils de la rhétorique, et vont s’affirmer, se révéler aux autres, et surtout à eux-mêmes. Munis de ces armes, Leïla, Elhadj, Eddy et les autres, s’affrontent et tentent de remporter ce concours pour devenir « le meilleur orateur du 93 ».

En apposant leur refus complet des préjugés et du mépris de classe, les réalisateurs insufflent à leurs personnages toute la force de leur optimisme. En redonnant à ces jeunes de banlieue le poids et la force des mots, le film bat, bien qu’avec un certain excès de bons sentiments, à revers les poncifs sociétaux.

https://youtu.be/-KLE7PTx92U

« L’homme aux mille visages », réalisé par Alberto Rodriguez

Bourré d’humour noir, ce thriller construit son intrigue comme les différentes pièces d’une poupée russe : les manipulations et les ruses se croisent et s’entremêlent sans cesse sans pour autant perdre leur spectateur. Un tour de force mené par une réalisation énergique et puissante.

Francisco Paesa, ex agent secret espagnol, est engagé pour résoudre une affaire de détournement d’argent risquant d’entrainer un scandale d’Etat. L’homme y voit l’opportunité de s’enrichir tout en se vengeant du gouvernement qui l’a trahi par le passé. Débute alors l’une des plus incroyables intrigues politiques et financières de ces dernières années : l’histoire vraie d’un homme qui a trompé tout un pays et fait tomber un gouvernement.

https://youtu.be/3SItQllcUrQ

Restauration : « Taipei Story », réalisé par Edward Yang

A travers l’histoire d’amour de ces deux amis devenus progressivement amants, Edward Yang nous fait traverser le deuil d’un monde qui court à sa perte, tout en réussissant, par quelques aplats de couleur, à nous rappeler que certains entêtés ne s’y résoudront jamais.

Lung et Chin se connaissent depuis de nombreuses années. Lui est un ancien joueur de base-ball sans véritable ambition professionnelle ; elle a un poste de secrétaire au sein d’un grand cabinet d’architectes. Le sentiment qu’ils éprouvent l’un pour l’autre est un mélange d’amour et d’affection profonde, aux contours flous. Mais le licenciement brutal de Chin va bientôt fissurer leur couple et compromettre leur projet de vie commune…

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