Présentation secrète pour la nouvelle production Canal+ : Section Zéro

Nouvelle série Canal+ et nouveau bébé du réalisateur Olivier Marchal, déjà connu pour son travail sur la série Braquo, Section Zéro change la donne dans le petit milieu des séries francophones. Première série d’anticipation hexagonale, Canal+ a mis les petits plats dans les grands pour faire de sa première diffusion le 4 avril un événement à marquer d’une pierre blanche.

Jeudi 31 mars. Rendez-vous secret dans un lieu inconnu. Seul un message nous est communiqué « Saurez-vous vous dépasser pour la Section Zéro ? Saurez-vous suivre jusque dans votre chair les consignes de la Section Zéro ? Serez-vous un membre de la Section Zéro ? ». Intrigant. Départ en car privatisé à 19h15, on roule pendant une demi-heure sans trop savoir où l’on va atterrir. Tout le monde s’agite et les nombreux paris permettent de combler l’attente de nos réjouissances enfantines. Le car s’arrête, on trépigne, mais « Attendez ne sortez pas tout de suite ! ». On attend, on finit par sortir pour découvrir les caméras qui vont nous suivre toute la soirée. Une expérience en immersion qu’on devine déjà intense lorsque l’on se retrouve accueillis de front par un homme en treillis et dirigés vers une porte d’entrée en fer gris aux allures de base militaire.

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© Simon Varsano / EUROPACORP / CANAL+

Qu’à cela ne tienne, on pénètre courageusement dans l’enceinte du bâtiment. Une grande salle baignée dans la fumée, un tank surplombé d’un DJ booth et un espace aménagé comme une salle de projection de fortune. On commence à avoir une idée de ce qu’il va se passer mais tout reste encore vague. Grosse surprise pour tout le monde, le réalisateur en personne vient présenter sa série. Les questions s’enchaînent, Olivier Marchal évoque l’influence que Mad Max a pu avoir sur la réalisation, explique le tournage en Bulgarie, éclaire le choix du nom Section zéro (« Zéro pour une section sans légitimité ») et adresse un avertissement avisé pour les cœurs sensibles « C’est violent je vous préviens ». Petite séance photo pour clore la venue inopinée du réalisateur et pour continuer sur notre lancée. Un instructeur en treillis nous rejoint pour nous expliquer que nous allons pouvoir participer à… des parties d’airsoft et de Paintball ! Oh joie ! Grand moment d’euphorie collective, on se rue vers les casiers pour enfiler nos combis imprimé treillis et pour rejoindre le terrain de jeu. Un instructeur habillé en militaire nous explique les règles, nous fournit gilet pare-balles et gants de protection. Tous en rang pour la vidéo, et c’est parti !

Bleus contre rouges, les tirs fusent. Stratèges aguerris, on se planque dans une tour en hauteur pour mieux surplomber la scène. C’est gagné ! On passe ensuite au paintball, on adopte la même stratégie et on couine un peu plus quand on se prend une balle. Toujours suivis par les caméras, on se prend au jeu et on se glisse pour de bon dans la peau d’une équipe de défense armée. Le jeu se termine quand on finit par éliminer après de longs efforts le dernier membre de l’équipe adverse. On pose enfin les pistolets, satisfaits de la tournure qu’a prise ce tour de manège inattendu. On rejoint alors la salle de projection pour la diffusion du premier épisode de la série.

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© Canal +

Le pitch : En 2024, les Etats européens endettés tombent dans les mains de grandes multinationales surpuissantes. Prométhée, l’une des plus importantes, ne cesse d’agrandir son emprise sur la Fédération pour mieux remplir un agenda personnel effrayant : L’un de ses objectifs serait de remplacer la police traditionnelle par une milice privée, les Black Squad, et créer une armée robotisée. Face à cette force titanesque, Sirius, un flic idéaliste, décide de se battre pour empêcher le monde tel qu’il l’a connu de disparaître. Combat politique, combat personnel, il crée la Section Zéro pour unir les forces contestataires dans une guerre aux frontières de l’illégalité et de la violence.

© Simon Varsano / EUROPACORP / CANAL+
© Simon Varsano / EUROPACORP / CANAL+

On se retrouve donc plongés dans cette ambiance de fin du monde, mise en place grâce à des paysages bulgares impressionnants et à une caméra aux couleurs glaciales. Au casting, on retrouve Ola Rapace, Hilde De Baerdemaeker, Catherine Marchal, Francis Renaud… Olivier Marchal nous avait prévenus, la violence est brutalement omniprésente : dans les cinq premières minutes on peut déjà compter un premier mort, éteint par un tir de balle en pleine tête. Les voitures sont blindées, les hommes armés, la nourriture est rare et les regards méfiants. Une ambiance recréée avec brio dans ce premier épisode qui permet de poser le cadre de l’action qui se développera dans les épisodes suivants.

© Simon Varsano / EUROPACORP / CANAL+
© Simon Varsano / EUROPACORP / CANAL+

Pas encore bien remis de nos émotions, on est une dernière fois mis à l’épreuve avec l’arrivée de deux acteurs de la série, Catherine Marchal et Francis Renaud. On évoque les conditions de tournage, très difficiles puisque les acteurs étaient traités comme leurs personnages (entraînement intensif, nourriture restreinte), les bonnes relations avec le réalisateur, les épatants décors bulgares, dont certains ont été créés dans les studios Boyana à Sofia (studios qui avaient notamment accueilli 300)… Une rencontre intéressante et sympathique avec des acteurs que l’on sentait heureux de travailler sur ce projet longuement mûri, pour lequel le réalisateur a du fournir trois ans de travail intensif. Canal+ a bien marqué son coup en organisant une soirée hors du commun, joli avant-goût d’une série qui s’annonce tout aussi explosive dans le paysage télévisé français.

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