Avec près de quarante artistes en deux jours, le festival Pitchfork Avant-Garde est un bon moyen de découvrir les nouveaux artistes en vogue. Retour sur cette très bonne édition 2016. 

Depuis cinq ans, le site musical américain de référence Pitchfork s’installe pour quelques jours à Paris, à la Grande Halle de la Villette, pour un festival devenu rapidement incontournable : le Pitchfork Music Festival Paris. Depuis trois ans, l’équipe du Pitchfork a décidé de créer sa petite soeur : le Pitchfork Avant-Garde. Le principe : investir plusieurs lieux de la capitale afin de faire connaitre au public français les nouveaux talents qui trusteront toutes les playlists dans les prochains mois.

© Vincent Arbelet
© Vincent Arbelet

Pour cette édition 2016, sept salles et bars accueillaient quarante-deux artistes sur deux jours, les 26 et 27 octobre dernier : le Café de la Danse, le Badaboum, la Mécanique Ondulatoire, le Pop Up du Label, le Café de la Presse, le Supersonic et la Loge. Comme vous pouvez l’imaginer, il était difficile d’assister à tous les concerts, c’était le véritable challenge. Il faut réussir à passer d’une salle à une autre, en respectant les horaires, sachant que les lives ne duraient pas plus de quarante minutes.

Tous les styles de musique sont représentés, du rap au rock à la pop et l’électro, il y en a pour tous les goûts. Parmi nos coups de coeur, le rappeur britannique Loyle Carner. Un flow unique, une présence scénique bluffante, des productions déjà très ciselées, tout ça à seulement 20 ans. On a vraiment hâte de découvrir le premier album.

© Vincent Arbelet
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Fille de Neneh Cherry, Mable baigne dans la musique depuis son plus jeune âge. Elle a finalement opté pour le R’n’B. Mais à la différence des artistes actuels qui incluent des doses de trap, Mable fait un bond en arrière et nous replonge avec délectation dans le son des années 90. Quand on écoute Mable, ça rappelle les meilleurs morceaux de Brandy & Monica, TLC, Aaliyah ou encore Janet Jackson… Un véritable plaisir pour les oreilles !

On change complètement de registre avec Okay Kaya. L’artiste américano-norvégienne a démarré comme mannequin avant de se lasser et de se consacrer à la musique. Pour le moment, aucun EP ni album en vue mais la musicienne est tout simplement épatante sur scène. Solo sur scène avec pour seul instrument sa guitare, l’artiste a du cran de se pointer avec sa guitare et sa voix. Chose rare : pour assister à sa prestation, le public s’est assis, comme subjugué par son talent. Même les quelques imperfections dans sa voix ont donné du charme à cette prestation excellente.

© Vincent Arbelet
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A la différence de Mable, l’artiste australien Cleopold distille un R’n’B d’un nouveau genre, teinté de soul et de funk. Une voix aérienne et des productions très travaillées, il n’en faut pas plus pour succomber au tourbillon Cleopold. Son compère australien Chet Faker n’a pas résisté et a décidé de le signer sur son label, Detail Records.

On termine par LE meilleur concert de ce Pitchfork Avant-Garde : celui de Jordan Rakei. Encore un artiste australien qui prouve définitivement que le pays compte de nombreux génies de la musique. Lui en est un. A la fois aux chants et aux claviers, Jordan Rakei, accompagné de ses musiciens, mélange de nombreuses influences, la soul, le jazz, le R’n’B, la funk, pour un résultat qui frise la perfection.

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Passionné de culture, j'aime partager mes rencontres et être à l'affût de découvertes en tout genre, de la musique au théâtre en passant par le cinéma et la littérature.