L’homme qu’elle aimait l’a quittée. Cet homme c’est son père, emporté par un cancer. Pour faire son deuil et recommencer sa vie, elle décide de partir à New-York. Grâce à une amie, elle rencontre le bel Allan et se rend vite compte d’une chose : c’est l’homme de sa vie.

Tout au long du roman, l’héroïne (dont on ne connait pas le nom) est hantée par les souvenirs de son père, le seul être qu’elle ait su aimer. Un amour qui l’emprisonne dès son enfance. Puis, elle rencontre Allan et doit dès lors apprendre à combattre ses vieux démons afin de pouvoir vivre pleinement cet amour. Le roman s’attache davantage à la personnalité de l’héroïne qu’à l’histoire d’amour qu’elle traverse.

Comme le titre nous l’indique, elle tombe sous le charme d’un jeune homme macho et sexiste. Perturbée par sa relation fusionnelle avec son père, elle ne sait pas comment accueillir ce nouvel amour et répondre à l’appel d’Allan. Le lecteur, incapable de suivre sa pensée, est tout aussi perdu qu’elle. En marge de l’histoire du début à la fin du roman,  il lui est impossible de créer des liens avec le personnage. On comprend tout de suite qu’aucune évolution n’est possible tant qu’elle n’aura pas régler ses problèmes émotionnels. La solution arrive malheureusement trop tard, le lecteur s’est déjà essoufflé.

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Les hommes cruels ne courent pas les rues, Katherine Pancol, Editions Points, 7,60 euros.

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Journaliste et fondatrice de untitledmag.fr Contact mail : m.heckenbenner@untitledmag.fr