Cette 69 édition a commencé bien fort, rythmée tour à tour par le baiser forcé de Deneuve et Lafitte, la blague un peu douteuse de ce dernier à l’attention de Woody Allen (« Ces dernières années, vous avez beaucoup tourné en Europe alors que vous n’êtes même pas condamné pour viol aux Etats-Unis. ») et la diffusion marquante de Money Monster. On prend donc le temps de s’extraire doucement de cette actualité brûlante à l’occasion d’un petit détour du côté du jury, grand Sphinx à 9 têtes du festival. 

© Jasin Boland
© Jasin Boland
Le président, George Miller 

D’abord fondateur d’une société de production (Kennedy Miller Productions), l’Australien s’est rapidement envolé vers la réalisation. En 1979, il donne naissance à la saga Mad Max et à la carrière de Mel Gibson, propulsé par le succès du film. Après les deux volets suivants de Mad Max en 1981 et 1985, il réalise Les Sorcières d’Eastwick, Lorenzo et adapte Babe (le cochon devenu berger) en 1992, ce qui lui vaudra 7 nominations aux oscars. Son premier film d’animation, Happy Feet, remporte l’Oscar du meilleur film d’animation, suivi 10 ans plus tard du succès retentissant de mad max : Fury Road et de ses 6 oscars. Parcours sans faute pour notre président polyvalent !

© Bettina Rheims
© Bettina Rheims
Vanessa Paradis

On ne vous présente plus notre petite frenchie préférée : artiste-interprète au taxi et actrice, ses preuves ne sont plus à faire. Découverte avec « Joe le taxi », couronnée d’un César pour son rôle dans Noce Blanche de Jean-Claude Brisseau, elle poursuit ses deux carrières de front et enchaine disques, concerts, films en France et à l’étranger. Récemment, on a pu la voir au cinéma dans L’arnacoeur, Café de flore ou encore Sous les jupes des filles, alors qu’elle gagnait en parallèle une victoire de la musique en 2014 avec son album « love songs ». Une brillantissime artiste qui nous rend fiers d’être français  et qu’on est heureux de retrouver à Cannes.

© DR
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Donald Sutherland

Avec un palmarès de plus de 150 films, Donald Sutherland en impose. Des Douze Salopards de Robert Aldrich, à 1900 de Bernardo Bertolucci en passant par The Hunger games où il incarne le terrifiant président Snow, Donald Sutherland est un touche à tout, qui en plus de sa carrière d’acteur donne aussi dans la production, la scénarisation et le doublage.

© DR
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Katayoon Shahabi

Moins médiatisée que le reste de ce jury de haut standing, Katayoon Shahabi y a pourtant toute sa place. Productrice aux multiples talents, elle crée Sheherazad Media International (SMI), la plus importante société privée de distribution de films, documentaires et coproductions à l’international, et lance en 2012 sa société Noori Picture en France, qui a permis à Nahid d’Ida Panahandeh d’être primé à Cannes, section Un Certain Regard en 2015.

© Bea Kallos
© Bea Kallos
Laszlo Nemes

D’abord assistant de Béla Tarr pour son film L’homme de Londres, le hongrois Laszlo Nemes se lance vite dans la réalisation : en 2007 son premier court-métrage est présenté au festival de Venise ainsi que nommé comme Meilleur court métrage au Prix du cinéma européen; en 2015, son premir long-métrage Le fils de Saul, gagne le Golden Globe, l’oscar du meilleur film étranger et le Grand Prix à Cannes.

© Fabio Lovino
© Fabio Lovino
Valeria Golino

Prix de la Meilleure Actrice pour son rôle dans Storia d’amore de Francesco Maselli au Festival de Venise en 1986, sa carrière s’internationalise et on la voit notamment dans Rain Man de Barry Levinson, Actrices de Valeria Bruni Tedeschi, Il capitale umano de Paolo Virzì. En 2013, elle réalise son premier long métrage, Miele, présenté au Festival de Cannes dans la sélection Un Certain Regard, qui reçoit le Prix du Jury Œcuménique. On vient de la voir dans Par amour de Giuseppe M. Gaudino qui récompense son interprétation à la Mostra de Venise.

© Kenneth Willardt
© Kenneth Willardt
Mads Mikkelsen

Ah, le bel Hannibal, très classe hier sur la croisette dans son costume motif Prince de Galles. Révélé par la trilogie Pusher de Nicolas Winding Refn, cet ancien gymnaste et danseur s’impose à l’international avec Le Roi Arthur et surtout son rôle du méchant « Le Chiffre » dans le James Bond Casino royale. On le voit aussi dans After the Wedding, La Chasse (qui lui vaut le Prix d’Interprétation masculine à Cannes en 2012) ou encore dans la fameuse série Hannibal. En 2016, il sera à l’affiche de Doctor Strange des studios Marvel et du dérivé de Star Wars, Rogue One: A Star Wars Story des studios Disney.

© François Durand / Getty images
© François Durand / Getty images
Kirsten Dunst

Révélée à 11 ans dans Entretien avec un vampire de Neil Jordan, elle confirme ses talents dans Virgin suicides de Sofia Coppola et American Girls de Peyton Reed. En 2011, elle remporte le Prix d’Interprétation féminine à Cannes pour son rôle dans Melancholia de Lars von Trier. Elle a reçu une nomination aux Golden Globes et un Critics’ Choice Award pour son rôle dans la série Fargo, diffusée sur FX. Elle a récemment joué dans Midnight Special de Jeff Nichols et sera bientôt à l’affiche de Woodshock de Kate et Laura Mulleavy.

Cannes 2016
© DR
Arnaud Desplechin

Présent en Compétition à Cannes dès son premier long métrage, La Sentinelle, il tourne ensuite Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) et révèle toute une génération de comédiens. Ses interprètes sont récompensés par les plus grands prix – notamment le Prix du 61e Festival de Cannes pour Catherine Deneuve dans Un conte de Noël. En février 2016, son dernier long-métrage Trois souvenirs de ma jeunesse reçoit le César du Meilleur Réalisateur.

Après cette courte présentation du jury le plus populaire, on vous propose de vous rendre ici pour prendre connaissance du jury « Cinéfondation et courts métrages », ici pour le jury « Un certain regard » et ici pour le jury « Caméra d’or ».  

2 COMMENTS

  1. […] Prix du jury au festival de Cannes, American Honey décrit parfaitement la situation précaire d’un grand nombre de jeunes en Amérique, qui arrivent malgré tout à vivre en se débrouillant d’une manière ou d’une autre. Ici, Star, interprétée par l’excellente Sasha Lane dont c’est le premier long-métrage, est en perpétuelle quête de liberté. C’est d’ailleurs une thématique qui ressort tout au long du film, que ce soit à travers le départ précipité de sa ville natale, en route vers l’aventure, ou encore par la liberté qu’elle offre à chaque insecte ou animal qu’elle croise au cours de ce voyage. […]

  2. Bonjour,
    j’ai vu que vous cherchiez des rédacteurs supplémentaires; j’ai écrit des critiques de cinéma et m’intéresse à ce secteur, aussi auteur d’un documentaire, si vous cherchez des personnes supplémentaires pour réaliser des interviews au festival de Cannes, faites-moi signe,
    bien cordialement,
    aurélie Bru

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