C’est injuste. Pour y remédier, plusieurs possibilités : tuer ou se tuer. Parfois, on essaie de convaincre les autres qu’il faut faire quelque chose. Mais si personne ne suit, on reste seul et on continue de marcher.

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Quatre personnages différents font face à l’injustice, dans une Chine contemporaine au développement économique croissant. Poussés par la colère, l’indignation ou la sensation de pouvoir, ils répondent à leurs émotions. Toujours dans la brutalité et la précipitation.

Le film est lent mais éprouvant. Les personnages traduisent la montée en puissance d’un sentiment d’injustice et de colère qui les submerge. D’un quotidien banal, ils déraillent. Ils se défendent seuls. Ils se font justice eux-même. Ils répondent à leurs instincts.

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Sont-ils coupables ? Se sentent-ils coupables ? La page reste blanche. Comme si leur aigreur avait mis fin à leur empathie. Presque comme des robots, ils agissent. Et puis un jour, ils deviennent humain, comme s’il y avait eu une coupure électrique. La tête disjoncte et le corps ne suit plus.

Ce film traduit un mal être profond. Une envie de se révolter. On y va parce que presque toutes les critiques ont été unanimes. Parce que ce sentiment de colère et d’indignation, on l’a tous ressenti. Et parce qu’on aimerait voir ce que ça fait d’aller au bout de notre violence intérieure, de la laisser s’exprimer, de partir en vrille. Et ne plus revenir.

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