Né d’un heureux hasard à la suite d’un buzz musical, le quatuor pop-électro Rouge Congo n’a aujourd’hui plus rien d’un accident. Solaire et colorée, leur musique rayonne déjà parmi les groupes actuels à suivre. Portrait-interview.

C’est le nom d’un colorant de médecine, le rouge congo. Une couleur vive et ardente, parfaite pour définir  en deux mots l’univers musical de ce groupe du même nom. Une pop-solaire, électronique et chaleureuse fruit d’un joli hasard autour d’un buzz musical imprévu. Emmené au départ par John et Clément, ces deux amis rencontrés lors de leur internat de médecine se lancent dans la composition instantanée d’un morceau en une journée. Une chanson singulière et éloignée des habitudes musicales de leur ancien groupe, qui résonne comme le nouvel élan à suivre. Refrains entêtants, mélodies aériennes et airs eighties, les jeunes garçons tombent juste. Loin de l’esthétique de l’ancien projet, ils montent un projet parallèle autour de ce nouveau titre, baptisé Tell me secrets, tournent un rapide clip vidéo et le postent sur les réseaux sociaux. « Un truc bricolé, à l’arrache » comme le confie lui-même Clément, très vite relayé par toute la scène Rémoise. Un buzz local insoupçonné à la suite duquel ils rappellent leur ex-guitariste Antoine pour se joindre à eux, avant d’être rejoint par Ian, le batteur. Rouge Congo est né.

(c)Hervé Dapremont
De gauche à droite : Ian (batteur), Clément (clavier et chant, John (guitare et chant) et Antoine (guitare). (c)Hervé Dapremont

Rapidement, ils traînent le soleil de leurs chansons dans des concerts. Et rayonnants, s’attirent les faveurs du Printemps de Bourge, festival pour lequel ils sont soumis au pré-selection. Recalé la première année ; « À ce moment cela faisait seulement quatre mois que le groupe existait. C’était très jeune, très tôt. On avait besoin de se chercher, de se régler avant de pouvoir se trouver » raconte Clément. Ce qu’ils font. Ensemble, ils enchaînent les concerts et la sortie de nouveaux titres, et décrochent l’année suivante leur place pour les Inouis. Programmé la même année au Cabaret Vert, la bande se souvient : « Un jour, on reçoit un appel du programmateur du festival. Il nous annonce qu’un groupe a été déprogrammé, il veut savoir si on peut venir jouer dans trois jours. Évidemment la nouvelle nous excite et puis on commence à paniquer. On est tous aux quatre coins de la France car on s’accorde une petite, pause, on a pas répété depuis un mois… puis on dit bon, allez on rentre tous, on répète et on le fait. Et on l’a fait. » Un premier concert impressionnant pour le groupe, peu habitué -encore- au public de 2000 personnes, réel marchepied vers le début de la notoriété. Plébiscité par les Inrocks (lauréat Inrocks Lab Nancy 2014), ils ouvrent les concerts de Puggy et Tahiti 80 et s’offrent même le luxe de chanter aux Francofolies de la Rochelle.

Un homemade musical


Un succès nouveau que les quatre amis ne doivent -presque- qu’à eux-même. Avec fierté, ils revendiquent leur musique « homemade » fait de tâtonnements, de temps et de découvertes. Autodidactes pour la plupart, ils composent et enregistrent leurs titres dans leurs propres studios. « On a tout ce qu’il nous faut à la maison. Tout est donc fait chez nous directement. On désire garder ce côté bricolé, ça nous laisse plus de liberté. Et l’on garde le contrôle entier sur ce que l’on a envie de faire ou non » dévoile IanAprès le premier EP heureux Tell me secrets sorti en janvier 2014, ils sortent en 2015 un nouveau titre Back to the sun, plus abouti. « C’est vrai qu’au début, sans cadre, on ne réfléchissait pas à la stratégie musicale. On faisait un titre, on le trouvait cool et on le partageait tout de suite sur les réseaux sociaux. Puis, on a franchi une étape en faisant appel à des gens extérieurs pour nos clips par exemple. On a également fait appel à un mixeur, Lionel Buzac. Et puis on a signé avec nos managers de La Main Invisible » explique Clément.

https://www.youtube.com/watch?v=2Je6GIayqpo


Des compositions soignées qui sentent bon l’évasion


Sans studio professionnel et sans label, le groupe tient la baraque grâce à des compositions inspirées des grands MGMT, Foster the People ou encore Artic Monkeys, qui sentent bon le voyage et l’évasion. Une énergie contagieuse sur fond de synthés percutants et de guitares folles. Initialement écrite par Clément, les titres se baladent d’oreilles en oreilles, chacun y allant de sa touche d’enthousiasme, avant d’être arrangés en live. « On construit tous nos morceaux en live. C’est essentiel pour nous, il faut qu’on arrive à faire vivre les morceaux sur scène, leur donner une vraie énergie, un style rock« . Un pari réussi aussi bien sur scène que dans leurs clips, à l’image de leur tout dernier titre Tenerife. Ambitieux er frais, une valeur sûre de cet été, en attendant la sortie du prochain EP le 20 septembre.

https://www.youtube.com/watch?v=l-H5qw0z8tc

Retrouve-les vite ici : https://www.facebook.com/rougecongoband/?fref=ts

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