Le chanteur, exilé depuis plusieurs années aux Etats-Unis a retrouvé le public parisien depuis samedi 7 mai 2016. Il a livré une prestation de haut vol à l’AccorHotels Arena de Paris. Untitled Mag y était.

Des perruques blondes qui surgissent des sorties des bouches de métro, un groupe de Japonais qui portent des lunettes blanches. Un concert de Michel Polnareff, c’est toujours un évènement un peu iconoclaste, à la mesure de la personnalité du chanteur. Dimanche 8 mai, à 18h, Michel Polnareff livrait son 2e concert parisien a à l’AccorHotels Arena. Un horaire fait certainement pour séduire les retraités et les familles. Pourtant dans la salle la moyenne d’âge est plutôt basse et les trentenaires nombreux et même des adolescents accompagnants leurs parents. A quelques mètres de moi, Marc-Olivier Fogiel est venu assister au récital de l’amiral. Les moussaillons sont dans les starkings block avant le décompte qui s’égrène sur l’écran géant. Le concert peut démarrer 18H30.

Quelques notes de piano résonnent, un chœur gospel, puis le chanteur déboule sur scène, chemise blanche en queue de pie surmontée d’une veste noire. Ovation du public. Il commence avec Je suis un homme. Polnareff enchaîne ses plus grands tubes La Poupée qui fait non, puis J’aimerais faire l’amour avec toi. Le public est aux anges. Il ne chantera aucun nouveau titre mais son répertoire est tellement colossal qu’il satisfait les fans.

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Le décor est résolument futuriste, avec un fond de scène composé de cubes animés et d’un grand écran central. On compte sept musiciens, quatre choristes. Tous excellents. De même que Polnareff qui, malgré ses 71 ans au compteur, conserve une voix exceptionnelle, puissante. Le concert devient plus rock, avec Tam-Tam, impressionnant qui se termine sur un énorme solo de Tony MacAlpine. Le public est debout. 19h30, Michel Polnareff se glisse derrière son piano. Un grand voile descend sur scène, séparant Le chanteur de ses musiciens. Polnareff interprète L’Homme qui pleurait des larmes de verre, puis Qui a tué Grand’ maman ? Sublime !

Puis les premières notes de Lettre à France résonnent, des frissons parcourent la salle. Ce titre est juste un monument. Les classiques s’enchaînent : Love Me, Please Love Me, l’Indémodable Bal des Laze puis La Mouche, Holidays, Dans la rue. On prend la mesure de l’incroyable répertoire de Polnareff. Le chanteur n’oublie pas non plus de rendre hommage à Prince, avec une reprise par ses choristes de Purple Rain et un Love Symbol géant projeté sur l’écran central. La fin du concert est désormais plus festive : Y a qu’un cheveu, Goodbye Marylou sur laquelle Polnareff atteint encore des notes aiguës. Le public s’agglutine devant la scène. Polnareff descend saluer ses admirateurs. Le rappel n’est qu’amour et communion avec le public : Tout, tout pour ma chérie, Kâma-Sutrâ, et On ira tous au paradis en version karaoké géant.

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