Son premier album s’annonce comme l’un des cartons de la rentrée : Marie-Flore nous a littéralement envoûtés avec ses mélodies pop, sa plume aiguisée et sa voix grave. Une preuve de plus que la chanson française au féminin se porte bien !

Un timbre grave et voilé à la Clara Luciani, un talent de mélodiste et de pianiste à la Juliette Armanet, une pincée d’électro-pop à la Cléa VincentMarie-Flore n’est pas vraiment une nouvelle venue sur la scène de la chanson française, mais depuis quelques semaines, son single QCC fait sensation… La voix de cette jeune autrice, compositrice et multi-instrumentiste a envahi les playlists des sites de streaming, et sa prestation à l’émission C à vous sur France 5 lui a même valu la première place du Top Itunes ! Mais qui est donc Marie-Flore

Après un album en anglais, By The Dozen, en 2014, Marie-Flore a opéré un virage pop en 2017 avec un EP en français : Passade Digitale. Signée sur le label 6&7, elle dévoile en 2018 le single Braquage, puis QCC en mars 2019. Depuis, la rumeur enfle et elle est justifiée : le premier album en français de Marie-Flore s’annonce déjà comme l’un des plus beaux opus de cette fin d’année. 

On y retrouvera ce qui fait le charme de Marie-Flore : des chansons d’amour sans filtre, qui jettent une lumière crue sur la complexité du sentiment amoureux. Personnel, sensible, mélodieux, percutant… Ce premier album qui s’intitulera Braquage devrait sortir à la rentrée, et l’on meurt d’envie de vous en disséquer chaque titre tant il nous a transportés, émus, réjouis, touchés… Pour l’heure, nous avons pu poser quelques questions à celle qui compte bien braquer la pôle position du top français !  

Trois questions à Marie-Flore

Tes premières chansons étaient en anglais, pourquoi être passée au français après l’album By The Dozen ? Comment s’est passée la transition ?
Le processus a été assez long, en réalité… Mon projet était en anglais depuis 2008, après By The Dozen en 2014, j’ai eu envie de changer ma manière de travailler, de raconter les choses différemment. A l’époque, quelqu’un m’avait soufflé à l’oreille de m’essayer au français mais j’étais peu sensible à cette langue à ce moment là, en tous les cas niveau musique. Mais j’ai quand même essayé un soir, pour voir : ça a été assez immédiat. Un vrai nouveau souffle. J’ai arrêté de composer à la guitare, me suis mise au piano, et c’était parti. J’écris toujours en anglais depuis, mais plus pour les autres !

Que signifie l’acronyme « QCC » ? Tu nous parles d’une relation passionnelle mais surtout toxique… Quelle est l’histoire de cette chanson ?
QCC c’est la contraction de « Que Cela Cesse », soit les premiers mots prononcés dans le titre, j’aimais bien le fait que le titre en dise peu sur le contenu… (sourire)
Sur le thème du titre, je crois qu’il évoque les états amoureux que l’on traverse lorsque l’on on est très – voire trop – épris de quelqu’un. Le titre parle d’admettre ses faiblesses face aux sentiments, de la dualité de ce sentiment amoureux.
Ce qui fait le terreau des histoires passionnelles, c’est la prédominance de l’image qu’on se fait de l’autre ou de l’histoire sur le réel. L’amour-passion ne rend pas très lucide. Mais il fait écrire des chansons ! (rires) 

On te compare souvent à Juliette Armanet, Clara Luciani ou encore Cléa Vincent depuis que tu as pris un virage électro pop. Est-ce que ces comparaisons te flattent ou t’agacent ?
C’est plutôt très flatteur ! J’aime ce qu’elles font, toutes dans un style différent, je trouve que cela fait du bien à la scène française que les femmes soient mises à l’honneur depuis quelques années, on sent que les lignes bougent ! 

Marie-Flore, album Braquage disponible depuis le 18 octobre 2019.
En concert aux Etoiles à Paris les 25 novembre, 2 et 9 décembre 2019.
Page FB / Site officiel