Célestine, ancienne femme de chambre, vient de publier son journal. Au travers d’un entretien intime elle revient, face publique, sur les travers et petites histoires des familles pour lesquels elle a travaillé. Sous la forme d’une interview avec un journaliste, le rideau s’ouvre sur une femme assise sur une chaise, jambes croisés et tablier à la main. Elle parle d’elle, de sa vie et de son travail, surtout de son travail. Elle est femme de chambre ou plutôt elle était. Elle nous dévoile les coulisses et la dureté de son métier, des familles qui l’ont reçu avec un brin d’humour.

Journal d'une femme de chambre crédit Alexandre Dujardin

Un brin seulement puisque très vite la pièce tourne en rond. Après d’innombrables adaptations au théâtre et même au cinéma (le dernier en date réalisé par Benoit Jacquot avec Léa Sédoux), la mise en scène semble épuisée.  Sans doute aurait-il fallu plus qu’un vieux fauteuil et trois murs de décors pour donner de la vie à cette œuvre des années 1900, adapté du roman d’Octave Mirbeau.

Résultat, une pièce poussiéreuse et qui se traine sur plus d’une heure. Alternant séquence de confession et scénette de vie dans les familles, le rythme ne parvient pas à décoller. Les personnages eux-mêmes sont ennuyeux et le malaise face à l’absence de rire, proche. Un classique bien mal mise en scène, sans folie et surprise qui dessert plus qu’il n’apporte à l’œuvre originale.   

Le journal d’une femme de chambre
Théatre Lucernaire
Du mardi au samedi à 18H30
Jusqu’au 31 octobre 2015

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