Ce roman nous plonge dans la chaleur de l’été, des étreintes amoureuses et des secrets de famille. Sur une île en été, Hélène tente de trouver une réponse à sa question existentielle épaulée par son compagnon et narrateur. 

Hélène découvre que ce qu’elle pense depuis toujours est réel : celui qu’elle croyait être son père ne l’est pas. Accompagnée par son compagnon, Boris, les deux personnages vont se rendre sur une petite île en été pour tenter de retrouver ce père biologique.

Un roman d’amour

Hélène et le narrateur sont deux amoureux qui décident de partir pour retrouver ce père. Le décor nous emmène en Corse, montagneuse et accablée par la chaleur. Dans un décor qui nous transporte en été, on découvre, décrite à demi mot, avec une plume éthérée, la vie de ces deux personnages : un secret de famille enfin découvert, un amour passionnel et une quête qui tend à s’achever sur cette île. Le narrateur nous emmène avec Hélène dans cet été qui nous rappelle les vacances d’été. Un roman court et limpide, qui se lit avec plaisir et fluidité.

« Je me souviens de son regard sur moi scrutant la photo de famille. Son excitation. Son sentiment de trahison aussi. Son incompréhension de ce secret si bien gardé. »

On découvre avec les personnages, la beauté du paysage, les vacances en amoureux, même si elles ne sont pas paisibles. Le narrateur guide, par sa voix et par sa position d’accompagnateur dans le couple, le lecteur n’a plus qu’à suivre son discours au long de la route de l’île.

« Traverser l’île, multiplier les lieux de baignade, découvrir la terre, la mer, regarder d’autres cieux, sentir le vent, respirer, se remplir les yeux d’images nouvelles. »

Ce secret de famille qui se délite peu à peu au fil de la route, nous insère dans cette famille. Le roman avance au fil des rencontres qui dévoilent la vérité sur son identité à Hélène. Ces routes sinueuses qui montent jusqu’au point le plus haut de la montagne, là où Hélène trouve ses réponses.

L’achèvement d’une quête

Avec ce roman, c’est la fin de la recherche que l’auteure met en scène. On découvre avec les personnages, le visage de la vérité dans les membres de cette famille qu’Hélène ne connait pas et découvre avec le narrateur.

«  »Asco ou l’île dans l’île » dernier village sur la route qui conduit au plus haut sommet, le Monte Cinto, 2706 mètres, le point culminant. »

C’est son histoire qui l’emmène dans ce village haut perché des montagnes corses, où la vérité se dévoile au personnage. Comme une métaphore, la famille d’Hélène se trouve tout en haut de la montagne qu’elle doit gravir pour découvrir sa vérité. Mais attention à la chute.

« Je photographie Hélène, foulard autour de la tête, regard droit, elle se tient debout, le visage accroché dans le ciel, en contre plongée.« 

Un roman qui se lit d’une traite, une vérité douce et violente.

« Insulaires », Jocelyne Desverchère, Editions P.O.L, 160 pages, 16€