« Les films d’hier dans les salles d’aujourd’hui ». Un crédo alléchant pour « Play it again », festival d’un nouveau type qui vient coloniser les écrans de plus de 120 villes françaises du 13 au 19 avril. Une programmation éclectique qui court des années 20 aux années 90, des ciné-concerts et des séances jeune public : joli programme pour la deuxième édition du festival, parrainé cette année par Benoit Jacquot (réalisateur entre autres de L’école de la chair, Tosca et plus récemment Les adieux à la Reine et Journal d’une femme de chambre).

https://youtu.be/0FC9W-c_m1E

Cette année, le festival est de nouveau animé par les choix des distributeurs de l’ADFP (Association des Distributeurs de Films de Patrimoine), qui font depuis leur création en 2008 un travail remarquable dans la sélection et restauration de films dits « de répertoire ». Les réalisateurs et les genres sont divers dans cette sélection marquée par une significative volonté d’ouverture: se côtoient donc grands classiques de Bresson, Ford, Kurosawa ou Murnau, réalisations contemporaines d’Almodovar, Scorsese ou Bertolucci, comédies et mélodrames hollywoodiens de Leo McCarey ou Stanley Donen, effluves de la Nouvelle Vague avec Jacques Doniol-Valcroze, de comédie musicale avec Marcel Camus et de films d’action avec le fameux Rambo de Ted Kotcheff. Au secours Balthazar tiendra la main de Joe Hill, qui lui s’acoquinera avec Indiscret et L’eau à la bouche. Passionné par Les nerfs à vif, Le conformiste s’en ira danser sur les airs D’orfeu Negro et s’exportera en Asie avec Salé Sucré. Profusion de films anciens, donc, dont vous pourrez retrouver la programmation ici.

https://www.youtube.com/watch?v=zMHXugVlzSw

L’ouverture du festival, qui s’est tenue le 12 avril au Cinéma les Fauvettes, a permis la (re)découverte d’un chef-d’oeuvre du cinéma des années 80-90 (période qui couvre le tiers de la sélection du festival) : Mauvais sang de Leos Carax. Un film qu’on ne présente plus, auquel on rattache classiquement la mythique scène de danse de Denis Lavant sur Modern Love de Bowie, le beau gilet rouge de Binoche, les traits angéliques de Julie Delpy et l’esthétique très sombre d’un Paris étouffé par la chaleur d’une comète passante. Un film aux influences diverses et nombreuses, à la bande-son superbe (Serge Reggiani, Bowie et Charles Aznavour), à la photo marquante et surtout, bien sûr, à l’une des plus belles relations d’amour platonique de l’histoire du cinéma. Cette histoire d’amour qui se poursuivra en dehors du plateau entre Binoche et Carax, tombé fou amoureux d’une actrice qu’il sublime dans ce film aux allures d’autel. Le festival sera clôturé par le très récemment restauré La belle vie de Robert Enrico, premier long-métrage engagé du réalisateur.

Play it again
Du 13 au 19 avril 2016
A retrouver à Paris dans votre cinéma Les Fauvettes et dans les salles participantes 

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