Pour ce défilé croisière, la maison Dior frappe fort. Le duo de Suisses, Lucie Meier et Serge Ruffieux, à la tête du studio de création de la griffe a parfaitement assuré la transition depuis le départ du directeur artistique Raf Simons, en octobre dernier.

C’est dans le majestueux palais de Blenheim, construit sur le domaine de Woodstock au XVIIIe siècle, en pleine campagne verdoyante, que s’est tenu le défilé croisière 2017, le 31 mai. Le célèbre mannequin Bella Hadid, nouvelle égérie du maquillage Dior a foulé un podium représentant une scène de chasse à courre dans la bibliothèque du palais, sous le regard d’un parterre d’invités triés sur le volet telles que Kate Mara, Amira Casar, Kate Beckinsale, Juno Temple ou encore le chanteur The Weeknd, arrivés de Londres dans un train Orient Express affrété pour l’occasion et rebaptisé « Dior Express ».

L’enseigne française s’est encore une fois imposée avec un vestiaire pastoral, hybride et impeccablement moderne. Tout en conservant le chic cher à l’ADN de Dior, les 55 looks présentés faisaient très clairement référence à la campagne britannique. Le duo suisse n’hésite pas à bousculer, avec une pointe d’amusement, les codes de l’impeccable maison, pour donner un twist légèrement décalé à ses dernières collections. Anglophile à souhait, la mode Dior de ce défilé se plonge dans des motifs fleuris poussés dans la campagne anglaise, rouge écarlate digne des vestes de chasse à courre, tweeds, motifs prince-de-galles, mais aussi d’imprimés « retour des Indes » et des tissages ou bijoux d’inspiration Massaï. Les motifs s’associent dans une complémentarité étonnante en jouant avec les matières et les superpositions.

Casual et chic

L’esprit Croisière, c’est aussi le casual qui rencontre l’élégance. Une idée largement soutenue par ce défilé avec un mix & match : tops imprimés, polos sporty et longues robes satinées aux décolletés vertigineux. La longueur validée est juste au-dessus du genou. Le faussement négligé, soie d’or et bohème, s’exprime aussi avec des robes amples, déboutonnées. Les cravates se dénouent entre deux oeillets de veste, les bracelets deviennent des gris-gris, les colliers s’arborent comme des plastrons. Reflet de l’époque : le chic du soir s’allie aux exigences du jour. Les couleurs pastel sont également au rendez-vous Dior, mais elles sont repensées : Vert amande, mastic, jaune poussin, pêche, ciel, bistre ou encore rouille… La colorimétrie des tapisseries anglaises est mise à l’honneur, pour une réinvention osée du code couleur.

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Nul n’est laissé au hasard pour nos grandes maisons de couture. Le majestueux château, fief des ducs de Marlborough et lieu de naissance de Winston Churchill, n’est également pas une première pour la griffe parisienne, qui avait déjà accueilli par deux fois dans le temps, en 1954 et 1958, les collections du couturier Christian Dior.

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