Jusqu’au 23 mai, la Galerie des Beaux-Arts présente une exposition sur le nu, l’ivresse et la danse dans l’art français du XIXe siècle : Bacchanales Modernes ! .

Coproduite par le musée des Beaux-Arts de Bordeaux et le Palais Fesch d’Ajaccio, Bacchanales Modernes ! propose de découvrir la bacchante et ce qu’elle représente dans la culture française. Qu’elle soit danseuse, nymphe ou ménade, elle est un symbole du XIXe siècle. Elles fêtaient les mystères et les festivités de Dionysos. Il est possible de trouver des versions masculines.

Jean-Baptiste Carpeaux, Bacchante aux roses dite aussi La Rieuse , vers 1872, marbre © Bordeaux, musée des Beaux-Arts/ Frédéric Deva
Jean-Baptiste Carpeaux, Bacchante aux roses dite aussi La Rieuse, vers 1872, marbre © Bordeaux, musée des Beaux-Arts/ Frédéric Deval

Tous les styles artistiques utilisent les bacchantes : sculptures, peintures, musiques… les bacchantes deviennent des muses pour Gérôme, Berlioz, Rodin, Pradier ou encore Lévy.

Bacchanales Modernes ! Le nu, l’ivresse et la danse dans l’art français du XIXe siècle présente plus de 130 œuvres. Elles viennent de collections publiques françaises : musée du Louvre, musée Rodin, Petit Palais, Bibliothèque nationale de France, musée des Beaux-Arts de Lille, Rouen, Nantes… Le musée d’Orsay prête, exceptionnellement, quelques œuvres.

Jean-Léon Gérôme, Tête de femme coiffée de cornes de bélier , 1853, huile sur toile, Nantes, musée des Beaux-Arts. Photo © RMN-Grand Palais/Gérard Blot
Jean-Léon Gérôme, Tête de femme coiffée de cornes de bélier, 1853, huile sur toile, Nantes, musée des Beaux-Arts. Photo © RMN-Grand Palais/Gérard Blot

Entre l’opéra, la danse, le cinéma et les arts graphiques, l’exposition est variée et complète autour de cette époque prolifique. L’exposition sert de coup d’envoi de l’année du vin à Bordeaux. Les Bacchantes posent la question de la nudité, de cette image fantasmée de la société au XIXe siècle. Entre la norme et la transgression, les artistes semblent déchirés et se partagent entre leur imagination et la raison.

James Pradier , Satyre et Bacchante , 1834, marbre © Paris, musée du Louvre. Photo © RMN-Grand Palais (musée du Louvre)/René-Gabriel Ojéda
James Pradier, Satyre et Bacchante, 1834, marbre © Paris, musée du Louvre. Photo © MN-Grand Palais (musée du Louvre)/René-Gabriel Ojéda
Émile Lévy, La Mort d'Orphée , 1866, huile sur toile, Paris, musée d’Orsay. Photo © RMN-Grand Palais (musée d'Orsay) / Stéphane Maréchalle
Émile Lévy, La Mort d’Orphée, 1866, huile sur toile, Paris, musée d’Orsay. Photo © RMN-Grand Palais (musée d’Orsay) / Stéphane Maréchalle
William-Adolphe Bouguereau, Bacchante , 1862, huile sur toile © Bordeaux, musée des Beaux-Arts/ Frédéric Deval
William-Adolphe Bouguereau, Bacchante, 1862, huile sur toile © Bordeaux, musée des Beaux-Arts/ Frédéric Deval

Informations pratiques

Galerie des Beaux-Arts

Place du Colonel Raynal

33000 Bordeaux

Tél : 05 56 96 51 60 / musbxa@mairie-bordeaux.fr

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