Raconte moi le début de ton projet solo ?
Cela a commencé de pleins de manières différentes. J’ai commencé à faire des morceaux depuis tout petit avec des ordinateurs et des instruments de musique. Et j’écrivais pleins de trucs qui n’avaient rien à faire les uns avec les autres. C’est en commençant à jouer avec d’autres groupes que j’ai commencé à trouver la musique que j’aimais, que j’avais envie de faire, à beaucoup composer dans les tournées, dans les moments de vide un peu. Un moment donné je me suis arrêté sur quelques morceaux et j’ai décidé de commencer le projet.

D’ailleurs ton envie de faire de la musique a démarré comment ?
J’ai commencé la musique très jeune, par la trompette. Avec mon père qui était trompettiste d’abord puis au conservatoire. J’ai beaucoup joué avec des groupes adolescents. J’ai fais des groupes assez insignifiants mais qui ont été très importants pour moi au collège. Mon tout premier groupe de rock s’appelait Amnésia, c’est avec eux que j’ai commencé à faire de la musique. Mais le premier groupe un peu sérieux avec un semblant de carrière c’est Rhum For Pauline. C’était en 2007. Je faisais de la basse. Ensuite -un an plus tard- j’ai rejoins Elephanz, puis Pegase.

Pourquoi ce choix de carrière solo ?
J’avais vraiment envie de faire quelque chose tout seul. Je me suis pas vraiment posé la question en fait, je compose de manière automatique parce que j’ai besoin de le faire et que ça m’amuse énormément de faire ça. J’avais déjà ça en tête sentant qu’il y allait y avoir du mouvement, des périodes de creux donc que c’était le bon moment pour lancer ce projet là.

Crédit photo : Tamara Seilman
Crédit photo : Tamara Seilman

De quelles manières c’est différents de ce que tu faisais avant ?
Le truc le plus différent c’est surtout que je suis tout seul sur scène, il y pas les copains autour de nous. Et puis j’ai pas 0 responsabilités. En soit dans les autres groupes je suis musicien donc je peux venir, faire le concert, la fête et puis le lendemain reprendre la route et m’occuper de rien. Et puis je peux faire exactement les choses comme j’ai envie de les faire.

D’où viennent tes différentes inspirations ?
Il y pas un groupe qui m’inspire, tout ce que j’écoute m’inspire. J’écoute beaucoup de musique mais il y a des moments où je suis obligé d’arrêter d’écouter pour pouvoir composer des trucs. Cette question est donc compliquée car j’écoute beaucoup de choses différentes. Et je trouve ça dangereux de dire qu’on est influencé par quelqu’un.

Tu es d’accord pour dire que tu gardes tout de même l’esprit pop synthétique déjà présent chez tes anciens groupes comme Pegase ou Elephanz ?
Forcement je suis influencé par les groupes avec lesquels j’ai joué. C’est comme si tu bossais dans une entreprise qui bossait d’une manière et que tu montais ton entreprise à toi. Et bien tu vas forcement allé piocher des trucs qui allaient bien dans la première. Je suis influencé par leur savoir-faire mais j’essaye pas de faire de la musique comme ces gens là.

C’est aussi pour ça que tu chantes en français ?
Je ne me suis pas posé la question. C’était évident. J’ai vraiment envie de raconter des choses et ne pas me limiter à faire de la musique et mettre des paroles passent partout dessus. J’ai vraiment envie de raconter des choses et je considère que le part parole c’est un truc qui est tout aussi importante que la part musique.

On imagine que tes textes racontent des histoires personnelles ?
C’est plus ou moins basé par sur mes histoires personnelles oui mais je me situe quand j’écris dans des endroits dans lesquels je suis allé ou je m’inspire de personne que j’ai pu rencontre, de discussion avec des gens. C’est plus la vie des autres que la mienne mais en tout cas mon point du vue sur ce que les gens peuvent ressentir autour de moi, ce qui nous entoure.

C’est plus compliqué d’écrire sur soi ?
Non, c’est plus dur d’écrire sur les autres que sur soi même. Quand t’écris sur les autres tu dois forcément faire en sorte que les gens se reconnaissent dedans. J’aime bien l’idée d’avoir un message qui dépasse ton propre égo, de ne pas réfléchir sur ma propre condition. Tout le monde a pleins d’histoires à raconter. D’écouter ce que les gens ressentent par rapport à la société, aux sentiments et combiner tout ça dans des textes qui peuvent parler à tout le monde et essayer de faire réfléchir sur des sujets communs.

Comment compenses-tu autour de ça ?
Je compose de façon assez nomade, j’ai toujours mon ordinateur et mon casque sur moi. Et du coup je compose comme ça. Je me retrouve aussi à me poser chez moi pour remettre au propre ensuite. Ca m’arrive souvent de me coucher, d’avoir une idée et puis de prendre mon ordinateur pour noter des trucs, un bout de morceau. Ca m’arrive beaucoup de choper dans des conversations des bouts de textes que les gens peuvent dire. Je considère qu’ils ont tout autant de chose à raconter que moi mais qu’ils ne veulent pas en faire des chansons.

Raconte nous l’histoire de tes titres :

  • On s’emmène avec toi 

C’est un texte que j’ai écris en me positionnant dans le décor de mon adolescence et de mes potes. C’est ce moment où tu as l’impression d’être rien du tout parce qu’il y a des personnes qui te font ressentir ça alors que finalement c’est simplement que tu ne corresponds pas au personne avec qui tu es à ce moment là. Cet espèce de truc, de pas se sentir bien avec des gens alors qu’avec d’autres tu as l’impression d’être en valeur, et que tous ensemble vous êtes quelque chose. Des ressentis de mon adolescence. J’ai voulu raconter l’histoire d’une bande de freaks qui se sente tous mal avec leur entourage mais qui eux, tous ensemble, peuvent se regrouper et faire des choses.

https://www.youtube.com/watch?v=pUD7TSorbPg

  • Les soirées

C’est un texte que j’ai écrit en 20 minutes. Ca m’a pris 6 mois pour qu’il sonne comme maintenant. À cette époque j’allais beaucoup dans les appartements des uns des autres et avec mes potes on passait notre temps à discuter et à écouter de la musique. Un jour j’ai eu la mélodie « des soirées » qui me tournait en tête avec l’impression que ça existait déjà. Et à chaque fois fois je leur demandais de reconnaitre ce que je fredonnais jusqu’au jour où ils m’ont dit : tu nous fais chier t’as qu’à en faire un morceau.

https://www.youtube.com/watch?v=ypn6I7NiJUE

Le texte raconte ce cycle permanent des soirées ou tu fais tout le temps la même chose parce que tu recherches tout le temps le fait de t’amuser, de vivre de nouvelles choses, du sensationnel. C’est un moment de ma vie où je sortais vraiment beaucoup. C’était une manière de me dire à moi même tu sors trop.

  • Le naufragé

C’est une histoire inspirée par la vie de tournée. Un jour je me suis posé la question si jamais demain en tournée je rencontre la femme de ma vie et bien je vais devoir la quitter le jour d’après pour repartir en tournée. Sauf que je trouvais ça beaucoup trop bizarre de raconter ça dans le décor d’une tournée. Ça ne parle pas forcément aux autres personnes alors l’univers des marins c’était une belle métaphore.

https://www.youtube.com/watch?v=KuO95vEXVjQ


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VoyoV jouera au Printemps de Bourges en avril prochain avant de s’attaquer au chantier des Francofolies de la Rochelle et le 23 mars prochain au Café de la danse avec Kid Francescoli (Ici).
https://www.facebook.com/voyovmusic/?fref=ts

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Non je n'ai pas 4 ans et Alison n'est pas ma copine. D'ailleurs mon prénom ne fait pas référence à un chanteur mais à un joueur de foot. J'aime le théâtre, jouer aux billes et manger ma pizza avec du tartare.