Visages/portraits européens, l’exposition sur les Berges de Seine

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Adam Pańczuk, Karczeby, 2011

Afin de célébrer la venue, en France, du roi Willem-Alexander et de la reine Maxima, souverains des Pays-Bas, Madame Jet Bussemaker, ministre de l’Enseignement, de la Culture et des Sciences des Pays-Bas, a inauguré l’exposition « Visages/Portraits Européens », visible du 10 mars au 15 avril sur les Berges de Seine.

L’exposition, cadeau des Pays-Bas à la France, mettra en avant les travaux de 24 photographes afin de créer une retrospective de l’évolution du portrait durant ces dernières décennies. On y retrouve des grands noms de la photographie comme Christian Courrèges, Denis Darzacq ou encore Stephan Vanfleteren, mais aussi des artistes moins médiatisés et moins influents. Cette rétrospective expose de nombreux sujets, aussi bien des portraits en studio ou à la lumière naturelle, provenant de photographies de mode, ou encore pris lors de reportages.

« Visages » se veut être une rétrospective des principales évolutions de la photographie de portrait européenne de ces dernières décennies. Elle met en évidence le fait que la tendance place l’individu, qu’il soit célèbre ou anonyme, ainsi que son identité socioculturelle, au centre du travail de l’artiste. Mais elle fait aussi écho aux nombreux changements qui ont pu bouleverser l’identité européenne depuis les années 90 : migrations, unification économique et mondialisation. L’exposition questionne le visiteur sur les notions d’histoire, de culture, d’identité. Tant de questions qui ont été posées lors de la création, et l’évolution, de l’Union Européenne. De ces questions, on perçoit aussi le parallèle entre la notion de relation entre le modèle, le spectateur et le photographe qui est sans cesse mis en évidence. 

Le photographe de mode Juergen Teller s’est focalisé sur les portraits de jeunes femmes qui viennent le solliciter pour réaliser un book et tenter leur chance dans le mannequinat. Nikos Markou, quant à lui, se penche plutôt vers le documentaire en laissant transparaître la situation économique actuelle de son pays, la Grèce.

Mais depuis les années 90, les photographes se sont de plus en plus tournés vers les clichés de “Monsieur Tout-le-Monde”. Ici, Beat Streuli photographie des passants dans la rue, ne soupçonnant pas qu’ils sont pris en photo. Tout au long de la rétrospective, on constate que depuis le début des années 90, on retrouve la plupart du temps des références à la photo documentaire, au reportage mais aussi à la photographie de mode.

L’ensemble de ce travail photographique traduit la force et la richesse des photographes de portraits européens.

Exposition Visages/Portraits européens
Du 10 mars au 15 avril 2016
Sur les Berges de Seine, niveau passerelle Solférino
Entrée Gratuite

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