Le Van Gogh Museum organise cette année l’exposition On the Verge of Insanity (Au bord de la folie), afin de nous plonger dans les derniers dix-huit mois de la vie de Van Gogh. En pièce maîtresse de cette rétrospective, nous retrouvons le supposé pistolet de son suicide. 

Nombreux sont les débats sur la mort suspecte de Van Gogh. Le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise, le peintre âgé de 37 ans meurt mystérieusement dans les bras de son frère après deux jours d’agonie. La cause de sa mort ? Une balle reçue en pleine poitrine. L’année précédente, le peintre s’était déjà coupé lui-même une oreille, comme en atteste son Autoportrait à l’oreille bandée. Sachant qu’il souffrait de démence et de crise d’angoisse, on tranche immédiatement en faveur de la thèse du suicide. Mais en 2011, Les biographes Steven Naifeh et Gregory White Smith transforment sa dépression en épilepsie. De plus, ils soulignent qu’il aurait été étrange qu’un ami de l’artiste fournisse une arme à ce dernier deux semaines après sa fin d’internement, chose qu’affirmait le scénario retenu depuis un siècle. Van Gogh aurait donc été assassiné. Suicide? Accident ? Meurtre? Les spécialistes semblent être voués à ne jamais découvrir la vérité.

L’histoire de l’arme

Pendant presque cent ans, le pistolet est resté introuvable. On a alors fini par ne plus le chercher. Mais en 1960, un fermier d’Auvers-sur-Oise découvre dans les champs un revolver rouillé d’un calibre de 7 millimètres de type « Lefaucheux à broche ». L’objet dont il ne reste plus que la structure métallique corrodée aurait, selon des experts en criminologie, été enterré entre les années 1880 et 1910, période qui inclut la date du suicide. L’étude du Musée d’Amsterdam confirme ces résultats et affirme que le degré de corrosion suggère que l’arme est restée enfouie dans le sol de 50 à 60 ans. Sa faible puissance de feu expliquerait que Van Gogh ne soit pas décédé sur le champ, mais qu’il ait pu retourner jusqu’à son lit de mort. Une chose et sûre, la blessure a été causée par un tir à bout portant. Tout semble concorder. Pourtant, si tout correspond à l’hypothèse du suicide le fait que l’arme est été enterrée permet encore à certain d’appuyer l’hypothèse du meurtre. 

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L’arme présumée du suicide de Van Gogh © Robin Van Lonkhuijsen / MaxPPP

La réponse dans l’exposition ? 

Au delà de l’arme du crime, l’exposition On the Verge of Insanity présente de nombreux objets, pièces et oeuvre qui permettent de nous pencher sur les derniers mois de la vie de Van Gogh et de son état d’esprit.  Œuvres, correspondances, mais également une ordonnance du Dr Félix Ray — qui avait soigné le peintre après qu’il se soit coupé l’oreille — y sont exposés. Selon le Musée, le courrier médical inclut des dessins qui montrent que le peintre s’est coupé l’oreille au complet, et non juste en partie, comme on le pensait il y a peu.

 

Lettre du docteur Félix Grey, datée du 18 août 1930, qui a pris en charge Vincent Van Gogh en 1888 © (SIPA / AP)
Lettre du docteur Félix Grey, datée du 18 août 1930, qui a pris en charge Vincent Van Gogh en 1888 © SIPA / AP

Le site du Van Gogh Museum vous permet aussi d’accepter à l’histoire de la triste fin de Van Gogh, le tout avec une excellente documentation. Alors, pour vous faire votre propre idée sur la maladie et la mort d’un des plus grand peintres européens, rendez-vous à Amsterdam, avant le 25 septembre


On the Verge of Insanity
Jusqu’au 25 septembre
Van Gogh Museum
Museumplein 6 – 1071 DJ Amsterdam
Tarif : 17 € / Gratuit pour les moins de 18 ans

 

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