Top 10 des films de l’année 2015

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Une chose est sûre : cette année aura été riche en surprises cinématographiques. Du côté des blockbusters, beaucoup de cinéphiles ont trouvé leur bonheur du côté de Star Wars ou encore Mad Max, renaissance de deux grosses licences. Mais il ne faut pas oublier que le cinéma ne se limite pas qu’aux blockbusters Américains et que des centaines de films sortent tous les ans en salle avec plus ou moins de visibilité. C’est dans ce but que ce classement va tenter de faire la part belle à tous les genres en se basant sur les coups de cœur de votre cher rédacteur (dont les goûts sont purement subjectifs). Un moyen de se remémorer les réussites de cette année 2015 ou vous donner envie de voir ceux qui vous auriez raté à leur sortie.

1 – Ex Machina de Alex Garland

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Quelle claque. Voici ce qui nous vient à l’esprit à la fin du superbe Ex Machina. Première réalisation de Alex Garland, scénariste de Sunshine ou encore 28 Semaines Plus Tard, ce film pose une question existentielle et redondante ces dernières années : quelle est la place des intelligences artificielles dans nos sociétés modernes ? Ex Machina présente l’IA ultime, proche de la perfection et capable de développer des sentiments humains, incarnée par Alicia Vikander (2015 aura été l’année de sa révélation), soumise au test de Turing par Caleb. Prenant des allures de thriller, le film joue avec les questionnements du spectateur, le côté claustrophobique du lieu où se déroule les événements et l’incapacité à saisir la nature du personnage de Alicia Vikander. En plus de cela, Oscar Isaac (lui aussi très présent sur nos écrans cette année) nous offre une scène de danse absolument jouissive et renforce le malaise ressenti devant Ex Machina grâce à son personnage torturé dont les intentions sont obscures.

Un mot : bravo.

2 et 3 – Les Enquêtes du Département V : Miséricorde & Profanation de Mikkel Norgaard

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Bon, là, on triche un peu. Déjà parce qu’on met deux volets du même film à la seconde et troisième place mais aussi car Miséricorde est sorti en E-Cinema. Mais on s’en fiche.

Alors pourquoi on aime les Enquêtes du Département V ? Pour son duo d’enquêteurs attachants à l’alchimie parfaite Carl Mørck et Assad. Pour sa magnifique photographie venant sublimer ces thrillers venus du froid Scandinave. Parce que les deux affaires sont rondement menées avec des dénouements à vous faire tomber de votre siège. Parce que rien n’est laissé au hasard même les dialogues prenant souvent un ton humoristique inattendu. Alors oui, Les Enquêtes du Département V : Miséricorde et Profanation méritent cette place et votre attention. On attend avec impatience les six suites prévues par le réalisateur Mikkel Norgaard.

4 – Asphalte de Samuel Benchetrit

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Repenser à Asphalte de Samuel Benchetrit c’est l’assurance d’avoir à nouveau les larmes qui montent et les poils qui se dressent. Le cinéma Français à son top, Isabelle Hupert dans la place, une relation émouvante entre Madame Hamida et John McKenzie… Samuel Benchetrit ne nous avait pas ému comme ça depuis J’ai toujours rêvé d’être un gangster. On ressort de la salle avec un grand sentiment de bonheur devant un film positif et plein de bons sentiments (sans être niais) dont les trois arcs narratifs se valent.

Vous pouvez d’ailleurs retrouver ma critique ici-même.

5 – Lost River de Ryan Gosling

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Ryan Gosling, c’est un peu le type qu’on adore ou qu’on déteste. Il faut dire que depuis sa révélation auprès du grand public après Drive de Nicolas Winding Refn en 2011, l’acteur est partout. Crazy Stupid Love, The Place Beyond The Pines, Only God Forgive, Les Marches du Pouvoir, Gangster Squad… Ryan Gosling enchaîne les succès critiques et/ou commerciaux.

Mais cette fois le bonhomme revient avec la casquette de réalisateur bien décidé à nous offrir un conte enchanteresse et particulièrement troublant : Lost River. Film sans prétention et au casting solide, celui-ci est un voyage d’une heure trente dans l’antre de la folie le tout sublimée par la photographie de Benoît Debie. Mais Ryan Gosling ne se contente pas de nous offrir un simple conte vide de sens. Il se permet de nous montrer une critique sociale sur les classes défavorisées ainsi qu’une relation mère/fils particulièrement touchante inspirée de sa propre vie. Cerise sur le gâteau, l’influence du travail de Nicolas Winding Refn, grand ami de Ryan Gosling, se fait ressentir et ce pour notre plus grand plaisir.

6 – A la Poursuite de Demain de Brad Bird

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Au milieu des productions Disney sortis en 2015 comme Avengers, Ant-Man, Cendrillon ou encore Star Wars se trouve une production originale qui aura dépassé toutes les espérances. Une ode à l’optimisme, une leçon de vie, un véritable plaisir de deux heures… A la Poursuite de Demain réalisé par Brad Bird.

Le message du film, résolument humaniste, suffit à justifier la question « pourquoi faut-il regarder ce film ? ». Le tout est enrobé par de magnifiques effets spéciaux, une musique épique ou encore des scènes d’actions jouissives. Les personnages ont énormément de substance et A la Poursuite de Demain ne prend jamais le spectateur, qu’importe son âge, pour un idiot : le bad guy de l’histoire n’est pas totalement méchant et ses motivations peuvent être comprises sans y adhérer.

Ça c’est le Disney qu’on aime malgré l’échec au box-office du film totalement injustifiée.

7 – Une Belle Fin de Uberto Pasolini

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On reste sur le sujet de l’optimisme avec Une Belle Fin de Uberto Pasolini. Portant sur le thème du deuil et de la mort, cette jolie aventure vécue par le candide John May (incarné avec brio par Eddie Marsan) vous touchera sans doute en plein cœur par sa simplicité et la positivité qu’elle dégage. Malgré des scènes difficiles inspirée de la propre vie du réalisateur Uberto Pasolini, Une Belle Fin vous fera pleurer de bonheur et non de tristesse.

Le parcours initiatique de John May est également ponctué de magnifique plans de l’Angleterre, de ses villes à ses petites campagnes en passant par ses bords de mer, le film est un beau voyage plein de simplicité. Pas besoin d’en faire des caisses pour offrir une telle réussite au spectateur, Une Belle Fin en est la preuve.

8 – Sea Fog de Shim Sung-Bo

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La nouvelle vague Sud-Coréenne est sans doute ce que le cinéma nous a offert de mieux ces dernières années. Que de chef-d’œuvres comme Old Boy, Memories of Murder, Mother, The Host… dont Sea Fog vient grossir les rangs. Huis clos en haute mer, Sea Fog utilise de nombreuses caractéristiques des films Sud-Coréen avec brio : humour, violence montant crescendo et mise en scène somptueuse. Incroyable que de voir pendant deux heures la folie s’emparer du navire sur lequel se déroule le film et où les personnages peuvent ne pas se croiser pendant un long moment. Comme si la bateau était une entité vivante dévorant l’âme de ses passagers et dont la taille serait immense.

Foncez voir Sea Fog et ayez l’estomac bien accroché.

9 – Les Rois du Monde : Casteljaloux de Laurent Laffargue

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L’autre petite surprise du cinéma Français en 2015 aux côtés de Asphalte. Ce premier film de Laurent Laffargue aux allures de tragédie Grec frappe par la qualité de sa photographie, ses acteurs talentueux et sa forme autobiographique nous permettant de mieux comprendre le parcours du réalisateur. Multipliant les personnages et thèmes traités, notamment celui de la dépendance, la ville de Casteljaloux prend elle aussi une forme de protagoniste s’emparant de l’âme des habitants, comme dans Sea Fog que nous évoquions plus tôt.

Un film très apprécié chez Untitled Mag où vous pouvez retrouver ma critique ainsi que mon interview du réalisateur Laurent Laffargue.

10 – Things People Do de Saar Klein

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Et on termine ce classement par Things People Do de Saar Klein, premier film de ce monteur de profession notamment sur La Ligne Rouge et Le Nouveau Monde de Terrence Malick, rien que ça. Le titre résume bien le film : ces choses que les gens font. Que le héros du film, Bill Scanlon joué par Wes Bentley, est capable de faire pour affronter les difficultés de la vie en tentant de préserver sa famille. Critique du rêve Américain, descente aux enfers d’un père de famille modeste et fin libre d’interprétation… Things People Do est une surprise venant de nulle part et passée inaperçue cette année : heureusement vous pouvez toujours vous rattraper.

1 COMMENT

  1. […] Alors pourquoi autant de véhémence envers The Revenant ? Il faut le reconnaître, les vingts premières minutes sont réussies. La première attaque est assez prenante et la terreur ressentie par les personnages partagée si l’on fait abstraction de la caméra tourbillonnante/horripilante caractéristique du cinéma de Iñárritu. Puis vient la débandade. Alors que le récit aurait pu monter en puissante et offrir un véritable survival, le réalisateur tombe dans ses travers et n’est pas aidé par le jeu de DiCaprio. L’acteur passe le plus clair de son temps à ramper et baver en gros plan. On s’était habitué à voir celui-ci cabotiner dans ses derniers films (Les Infiltrés ou Le Loup de Wall Street dans lesquels ce n’était pas une mauvaise chose) mais dans The Revenant Leonardo DiCaprio perd pied et offre le pire de lui-même à cause d’une direction catastrophique. Nul doute que l’acteur sera enfin récompensé aux Oscars pour ce rôle mais le petit pincement au cœur vient du fait que cela aurait déjà dû avoir lieu pour un autre film. Tom Hardy quant à lui ne rehausse pas le niveau et offre un « méchant » inconsistant. En fait les bonnes surprises viennent de Will Poulter et Domhnall Gleeson, celui-ci ayant déjà offert une très belle performance en 2015 dans Ex Machina (top 10 de l’année 2015 sur Untitled Mag). […]

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