Les températures estivales ressenties en ce mois d’Octobre ne sont pas dues qu’au réchauffement climatique. TEEERS a aussi sorti un nouvel EP.

Clément, Odilon et Victor ont commencé à jouer de la musique ensemble dès l’âge de 12 ans. Après avoir été accompagné de Lewis Ofman sur leurs lives, c’est finalement Adrien, un ami de toujours qui les a rejoints en 2017. Ils ont alors peaufiné et affirmé cette identité qui leur est propre et ont décidé de professionnaliser ce qui composait alors leur « temps libre à plein temps » : « À la base, la musique c’était seulement notre passion, on jouait ensemble pour le plaisir et on sortait nos morceaux pour les potes et la famille. Overheat symbolise le moment où on a pris la décision de faire de la musique notre vie. »

La fraicheur de la jeunesse

Difficile, finalement, de savoir si Overheat est plus un shot de chaleur ou de fraîcheur. Les garçons ont eu la chance d’être épaulés par leur mentor de toujours pour la production de l’EP. « On s’est retrouvé tous les jours dans notre studio afin de confronter nos idées et ce qu’on écoute chacun de notre côté, c’est de là que naissent nos premières ébauches. On allait ensuite chez Séverin qu’on connaît depuis longtemps afin de finaliser les maquettes puis on a enregistré les morceaux live au Studio Pigalle avec lui qui réalisait et Félix Remy à la console. » D’autres artistes ont également collaboré avec eux pour les instrus : « Sur  Overheat et EZ Time par exemple, on a voulu composer des parties de violons bien disco et dansantes qui ont ensuite été interprétées et sublimées par le collectif de violonistes CODE.

Les textes, qu’ils écrivent tous ensemble, reflètent d’autant plus leur énergie et leur spontanéité. “On écrit comme dans une sorte de fuite collective vers un monde fictif de la pop issu de notre héritage musical et visuel forcément très anglo-saxon, centré sur le désir et ses déceptions.” Ils repoussent la morosité du quotidien, et leur disco pop rayonnante ne peut qu’agir comme une pilule anti-déprime. Ils célèbrent la jeunesse et tout le dynamisme qu’on lui confère. “Cette fuite de l’écriture se retrouve dans le besoin que l’on a de ne jamais rester en place, thématique centrale de notre EP”. Rien que les titres des morceaux sont évocateurs : Get Out, Magical Lane, Driving On My Own.

© GUM Barclay

Un univers qui va au delà de la musique

Le groupe travaille beaucoup sur leur image, et plus globalement l’univers qu’ils souhaitent créer. Ce qu’ils transmettent est offert par des clips et des photos dont la cohérence est redoutable et où leur style est plus que jamais affirmé. “On a réalisé le clip de Get Out et co-réalisé le clip de EZ Time avec Théophile Boutin le frère d’Odilon. Il est important pour nous de travailler avec des gens de confiance et que tout ce qu’on fait soit aussi bien authentique qu’ambitieux. La pochette qu’on a composé avec Boris Camaca illustre parfaitement le message qu’on veut véhiculer à travers notre musique. Ce sentiment de jouissance que l’on éprouve au moment où l’eau fraîche refroidit les corps et les âmes en surchauffe.”

© GUM Barclay

La pop festive et funky des TEEERS, quelque part entre Parcels et Juveniles, a donc de quoi réchauffer les âmes et immortaliser l’été de vos 21 ans.

TEEERS sera en concert à la Boule Noire le 29 Novembre prochain – BILLETTERIE

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