Comme toutes les semaines, nous vous proposons notre sélection des films à voir. Au programme ce 30 novembre, des films sympathiques mais qui ne transcendront pas le cinéma, de la banquise émotionnelle au mysticisme portugais. 

« Le voyage au Groenland », un film de Sebastien Betbeder

Thomas et Thomas sont meilleurs amis depuis que leur étrangeté respective les a rapprochés à un cours de théâtre. Bien décidés à prendre l’air et à s’échapper d’une vie parisienne qui n’est pas des plus trépidantes, ils prennent l’avion direction le Groenland pour rejoindre le père de Thomas. Entre courses de chiens de traîneau, chasse au phoque et chansons inuits, les rapports entre Thomas, son père et son ami Thomas vont tranquillement évoluer au sein de ce microcosme glacé.

Dans le style décalé et touchant qu’on lui connait bien, Sébastien Betbeder signe avec Le voyage au Groenland un métrage léger et attachant, qui, s’il ne transcende pas le genre, vous fera forcément sourire . Cette nouvelle réalisation touche et fait rire, porté par deux acteurs hilarants qui permettent d’oublier un peu le manque d’audace du réalisateur. Dessiner l’absurde c’est bien, aller au bout, c’est mieux.

https://youtu.be/Zy_R3AMvkpw

« Ma’Rosa », un film de Brillante Ma Mendoza

Ma’ Rosa (Jaclyn Jose) gère avec son mari Nestor (Julio Diaz) un petit commerce dans l’un des quartiers les plus pauvres de Manille afin de subvenir à leurs besoins et ceux de leurs trois enfants. La boutique sert en vérité de couverture pour leur trafic de méthamphétamines. Arrêtés une nuit par la police, ils devront se plier aux exigences d’agents corrompus et passer ainsi deux jours qui bouleverseront leur vie.

Ma’ Rosa est un film très intéressant sur de nombreux points, allant du réalisme documentaire de la mise en scène des rues philippines, à la critique tout en nuances d’un système qui se frappe lui-même et où il serait vain de chercher des responsables. En revanche, certaines tonalités redondantes viennent mitiger le résultat final.

https://youtu.be/DA1PWc8lKms

« L’ornithologue », un film de Joao Pedro Rodrigues

Fernando, un ornithologue, descend une rivière en kayak dans l’espoir d’apercevoir des spécimens rares de cigognes noires. Absorbé par la majesté du paysage, il se laisse surprendre par les rapides et échoue plus bas, inconscient, flottant dans son propre sang.

L’ornithologue marque par la spiritualité provocatrice qu’il crée subrepticement, coincée entre un onirisme, un réalisme et un érotisme magnifiques, qui ne parviennent pourtant pas à rattraper l’inconsistance d’un scénario qui se perd dans ses propres élucubrations. On retiendra toutefois l’interprétation magnifique, toute en tension sexuelle et spirituelle, de Paul Hamy.

https://youtu.be/yT9yph7Q8_Q

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