« Brimstone », réalisé par Martin Koolhoven

Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle. Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille.Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite. Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…

Martin Koolhoven n’est clairement pas le maître de la subtilité. Avec ses gros sabots, il gâche l’originalité de son film -due surtout à un mélange de genres étonnant entre western haletant et film d’horreur énervé- au profit d’un va-et-vient entre une réalisation parfois grossière et des choix impressionnants d’audace. On aime autant qu’on déteste, et c’est sûrement pour cette étrange dichotomie que Brimstone vaut le coup d’oeil.

https://youtu.be/HFfHdXQF4T8

Fantastic Birthday, réalisé par Rosemary Myers

Greta Driscoll, jeune fille introvertie, est en passe de franchir le cap de ses 15 ans. Seule ombre au tableau : elle ne veut pas quitter le monde douillet et rassurant de l’enfance, une bulle dans laquelle elle s’enferme avec son seul ami au collège, Elliott.

Fantastic Birthday est un conte délicat sur le passage difficile de l’enfance au monde adulte, dont toute l’horreur passe par une mise en scène ingénieuse très proche du théâtre enfantin. Rosemary Myers virevolte autour de son sujet avec une mise en scène originale et des personnages loufoques, qui rattrapent bien aisément quelques facilités narratives et excès de zèle.

https://youtu.be/FmsAnUKAXTU

Et aussi, le film culte de la semaine : « Quand passent les cigognes »,
réalisé par Mikhaïl Kalatazov (1957)

Palme d’or à Cannes 1958, ce film soviétique de Mikhaïl Kalatazov raconte l’histoire d’amour entre Boris et Veronika durant la Seconde Guerre mondiale. Lorsque Boris part au front, Veronika se trouve contrainte d’épouser le cousin de ce dernier.

D’une autre époque, ce film aborde des thématiques puissantes et intemporelles autour des thèmes de la romance et de la guerre -eros, thanatos, classique. Premier chef-d’oeuvre de la période post-stalinienne, et débarrassé de la logique propagandiste, le film décrit un drame complexe et profondément mature. A l’aide de prouesses techniques et artisanales qui n’ont rien à envier à Orson Welles, Kalatazov crée des plans vertigineux qui explorent à fond la profondeur de champ et le grand angle. Un film à voir à tout prix, ne serait-ce que pour un plan qui monte et tourne simultanément dans les escaliers, symbolisant avant l’heure, dans un mouvement de caméra, toute l’horreur à suivre.

https://youtu.be/YayBf1E861g

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