Comme chaque semaine, nous vous proposons notre sélection des films à voir. Au programme ce 18 janvier : une bonne comédie française, le retour de Vinterberg et un conte merveilleux. 

« La communauté », réalisé par Thomas Vinterberg

Danemark, années 70. Erik, architecte, hérite de la maison familiale située dans un quartier huppé de Copenhague. Bien trop spacieuse pour lui, sa fille Freja et sa femme Anna, cette dernière lui propose de tente l’expérience de la communauté. Certaines connaissances du couple et de nouveaux venus emménagent donc dans cet espace immense, où toutes les décisions sont soumises au vote et où la vie se partage au quotidien. Si cette vie en communauté nourrit amitié et relations intimes, Erik va chambouler l’équilibre du groupe en trompant sa femme avec une de ses jeunes étudiantes, Emma…

Si Thomas Vinterberg déçoit profondément en traitant d’un huit-clos familial plutôt que d’une communauté à proprement parler, sa réalisation, elle, ne faiblit pas : malgré quelques petites lourdeurs, la tension émotionnelle, le jeu d’acteurs et la finesse de certains plans font de La communauté un très beau film sur les relations humaines et leurs limites.

« Il a déjà tes yeux », réalisé par Lucien Jean-Baptiste

Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu’au jour où Sali reçoit l’appel qu’ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d’adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s’appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. Eux… sont noirs !

Avec Il a déjà tes yeuxLucien Jean-Baptiste ne verse ni dans l’humour communautaire bas de gamme, ni dans les poncifs grossiers propres à ce genre de comédies. Bien au contraire, il nous livre un point de vue original sur l’adoption, amené par un ton juste et une écriture pleine de finesse. Tout n’est pas perdu ma pauvre Germaine !

« Belle dormant », réalisé par Ado Arrietta

Le jeune prince Egon s’ennuie à Letonia. Il rêve du royaume de Kentz où une princesse endormie l’attend. Par bonheur, son précepteur et l’amie de ce dernier, une archéologue de l’UNESCO, croient également aux contes de fées.

Adolfo Arrieta s’amuse et nous offre un conte -bien que très proche du Perrault- tendre et délicat, porté par le jeu pur d’acteurs innocents et une bande originale enchanteresse.

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