« The Lost City Of Z », un film de James Gray

Percy Fawcett est un colonel britannique reconnu et un mari aimant. En 1906, alors qu’il s’apprête à devenir père, la Société géographique royale d’Angleterre lui propose de partir en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Sur place, l’homme se prend de passion pour l’exploration et découvre des traces de ce qu’il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett n’a de cesse de penser à cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire…

Tiré de l’histoire vraie du colonel Percy FawcettThe Lost City Of Z est d’une époustouflante douceur. Avec élégance, James Gray réalise une épopée qui explore tout aussi bien les verts paysages de l’Amazonie que le destin d’un homme : humaniste avant tout, l’aventure traverse aussi bien les arbres que les hommes.

« L’autre côté de l’espoir », un film d’Aki Kaurismäki

Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie en quittant sa femme alcoolique et son travail de représentant de commerce pour ouvrir un restaurant. Khaled est quant à lui un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant. Touché par le jeune homme, il décide de le prendre sous son aile.
L’injustice du monde se dévoile sous la caméra du grand Aki Kaurismäki avec une poésie presque adolescente. De la tendresse un peu paternaliste, de l’empathie et d’un thème politique, le réalisateur tire un joli nombre de petites saynètes contées avec un talent unique. Avec L’autre côté de l’espoirAki Kaurismäki réussit à faire de son désespoir le terreau d’un optimisme rayonnant.

« Grave », un film de Julia Ducournau

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur ainée est également élève. Mais, à peine installés, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

Il est rare qu’un film de genre -français qui plus est- fasse autant le buzz et soit diffusé le jour de sa sortie dans autant de salles. Et pourtant, c’est une évidence. Contrairement à ce que la promo pourrait laisser paraître, Grave n’est pas un film d’horreur. Bourré d’humour, macabre et d’une finesse incroyable, le film dérange en mettant au jour des pulsions partagées par tous : courez-y, c’est marquant.

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