« I am not your negro », réalisé par Raoul Peck

À travers les propos et les écrits de l’écrivain noir américain James Baldwin, Raoul Peck propose un film qui revisite les luttes sociales et politiques des Afro-Américains au cours de ces dernières décennies.

Ce documentaire est à ne manquer sous aucune prétexte. Dictée par la plume de James Baldwin, la réalisation de Raoul Peck est vibrante de militantisme et de modernité. La question noire aux Etats-Unis y est abordée avec une force inouïe : entre histoire de l’esclavagisme et lutte des Afro-Américains pour l’égalité des droits, Raoul Peck fait ressurgir sans ambages des conflits étrangement actuels…

https://youtu.be/rNUYdgIyaPM

« Sayonara », réalisé par Koji Fukada

Dans un avenir proche, le Japon est victime d’attaques terroristes sur ses centrales nucléaires. Irradié, le pays est peu à peu évacué vers les états voisins. Tania, atteinte d’une longue maladie et originaire d’Afrique du Sud, attend son ordre d’évacuation dans une petite maison perdue dans les montagnes. Elle est veillée par Leona, son androïde de première génération que lui a offert son père. Toutes deux deviennent les dernières témoins d’un Japon qui s’éteint à petit feu et se vide par ordre de priorité, parfois selon des critères discriminatoires. Mais doucement, l’effroi cède la place à la poésie et la beauté.

Après son incroyable drame psychologique Harmonium, Koji Fukada remet le pied à l’étrier avec un drame post-apocalyptique. Adaptation d’une pièce d’Oriza Hirata, Sayonara est un petit bijou de poésie et de philosophie, qui troque l’action pour une contemplation captivante, où l’humain cède sa place à la beauté d’un monde dans lequel il ne peut plus vivre.

https://youtu.be/32M9fbdsufk

« Mulholland Drive », réalisé par David Lynch

A Hollywood, durant la nuit, Rita, une jeune femme, devient amnésique suite à un accident de voiture sur la route de Mulholland Drive. Elle fait la rencontre de Betty Elms, une actrice en devenir qui vient juste de débarquer à Los Angeles. Aidée par celle-ci, Rita tente de retrouver la mémoire ainsi que son identité.

Mulholland Drive est un vertige typiquement lynchéen. Tout le film fonctionne comme un charme sur son spectateur, bercé par des lumières abyssales, une bande son hypnotisante et une sensualité vibrante. Sans fond et sans fin, ce fantasme de deux heures et demi n’a toujours pas fini de livrer ses secrets…

https://youtu.be/dl9jSfdyspg

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Rédactrice en chef de la section cinéma - Amoureuse de grands espaces, de cinéma et de littérature, je parle beaucoup mais je parle culture !