Pour cette semaine du 9 novembre, nous vous proposons notre sélection des films à voir : d’un documentaire sur l’autisme, au nouveau Asghar Farhadi, à la restauration d’un chef-d’oeuvre du cinéma. 

« Dernières nouvelles du cosmos », un documentaire de Julie Bertuccelli

A bientôt 30 ans, Hélène a toujours l’air d’une adolescente. Elle est l’auteure de textes puissants à l’humour corrosif. Elle fait partie, comme elle le dit elle-même, d’un «lot mal calibré, ne rentrant nulle part». Visionnaire, sa poésie télépathe nous parle de son monde et du nôtre. Elle accompagne un metteur en scène qui adapte son œuvre au théâtre, elle dialogue avec un mathématicien… Pourtant Hélène ne peut pas parler ni tenir un stylo, elle n’a jamais appris à lire ni à écrire. C’est à ses 20 ans que sa mère découvre qu’elle peut communiquer en agençant des lettres plastifiées sur une feuille de papier. Un des nombreux mystères de celle qui se surnomme Babouillec…

Avec sa mise en scène très brute, Julie Bertuccelli touche à l’universel avec ce documentaire touchant et bien ficelé. A travers le caractère bigarré qui caractérise la condition d’autiste qu’elle filme, la réalisatrice explore un monde sensible dense, plein d’une fascination fascinante. Un documentaire à ne surtout pas manquer.

https://youtu.be/SkHtzY-9DEs

« Le client », réalisé par Asghar Farhadi

Quand l’immeuble d’Emad et Rana menace de s’effondrer ils sont obligés d’emménager ailleurs. Le passé de cet appartement va vite les rattraper. Un incident vient bouleverser durablement leurs vies.

Malgré quelques longueurs, le réalisateur, oscarisé pour Une Séparation, prouve encore une fois qu’il est l’un des meilleurs observateurs des mœurs de son pays et de la société dans laquelle il évolue. Il prouve aussi ses talents de conteur qui lui ont valu de remporter le prix du scénario au Festival de Cannes. Si Asghar Farhadi ne se renouvelle pas vraiment, il réussit à signer un film puissant et touchant.

https://youtu.be/luB26jv2gXc

Restauration : « Boulevard du crépuscule », réalisé par Billy Wilder

Norma Desmond, grande actrice du muet, vit recluse dans sa luxueuse villa de Berverly Hills en compagnie de Max von Meyerling, son majordome qui fut aussi son metteur en scène et mari. Joe Gillis, un scénariste sans le sou, pénètre par hasard dans la propriété et Norma lui propose de travailler au scénario du film qui marquera son retour à l’écran, Salomé. Joe accepte, s’installe chez elle, à la fois fasciné et effrayé par ses extravagances et son délire, et devient bientôt son amant. Quand son délire se transforme en paranoïa et qu’elle débarque au milieu des studios Paramount pour convaincre Cecil B. DeMille de tourner à nouveau avec elle, Gillis commence à prendre ses distances…

Eh oui, un film qui date de 1951. Et quel film ! Réalisé par le grand Billy WilderSunset Boulevard (son titre original) est resté dans les annales pour son audace, son caractère visionnaire et la force de ses personnages. Un mélodrame plein d’humour noir qui dépeint avec lucidité le crépuscule de tout le système Hollywoodien : Boulevard du crépuscule est un immense miroir de génie qui aura marqué l’histoire du cinéma, dessiné dans cette magistrale mise en abyme.

https://youtu.be/n_IRa3zIA8U

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