Vous aimez la musique des années 70 ? Alors ce livre est fait pour vous ! Daisy Jones & The Six vous emmène dans les coulisses de ce groupe de rock fictif qui affichait complet aux autres coins de la planète.

Dans les années 70, Daisy Jones & The Six était le groupe le plus populaire, ils étaient adulés par des millions de fan jusqu’à ce que le groupe se sépare subitement sans explications. 40 ans plus tard, les protagonistes du groupe ainsi que toutes les personnes qui les entourent répondent à cette question.

Ce roman vous emporte dans le tourbillon de la vie d’un groupe sur la route dans les années 70, un tourbillon musical et émotionnel.

Une interview

Ecrit sous une forme d’interview, chacun donne sa version des faits sur l’histoire de ce groupe. Une forme intéressante qui donne du sens au récit, qui le rend d’autant plus vivant que chaque membre du groupe livre une part de l’histoire du groupe. On se retrouve plonger dans cette histoire d’un groupe fictif comme si on lisait une biographie d’un groupe réel. De Daisy Jones, la leader du groupe à Billy Dunne, chanteur masculin du groupe, en passant par leur manager ou encore leur famille, ils prennent à tour de rôle la parole pour s’exprimer sur la vie et la chute du groupe.

« Daisy : Le public est devenu dingue. Un tonnerre a envahi la salle.
Billy : Je pouvais sentir mon micro vibrer tandis que les gens criaient et tapaient des pieds et je me suis dit « Putain de merde ! on est des rock stars. ». 

En lisant ce roman, on pourrait presque entendre la voix de ses personnages nous racontait leurs aventures. Le livre est agrémenté par leurs chansons, que l’on peut toutes retrouver à la fin du livre, ce qui augmente l’impression de lire une vraie biographie.

De leur début, en tant que groupe masculin, en passant par l’arrivée de Daisy Jones et sa relation tumultueuse avec Billy Dunne, le récit nous entraîne dans la vie de ce groupe, emprunt de nostalgie de ce temps révolu. A la frontière entre documentaire et récit amoureux, les déboires et les gloires de Daisy Jones & The Six. Le livre nous tient en haleine jusqu’au dernier chapitre, celui sur la raison de cette séparation abrupte.

« La passion, c’est… C’est un incendie. Et c’est très bien, les incendies. Mais on est surtout constitué d’eau. C’est l’eau qui nous maintient en vie. On a besoin d’eau pour survivre. »

Des personnages charismatiques.

En plus d’être écrit sous cette forme singulière, Taylor Jenkins Reid nous livre de très beaux personnages, aux prises avec leur propre démon.

Daisy Jones est une jeune femme affirmée et flamboyante, tout autant qu’elle n’est talentueuse et torturée. Elle est sure d’elle, impétueuse et son personnage rend un très bel hommage à la féminité, aux combats féministes, avec à ses côtés le personnage Karen Sirko, la claviste du groupe.

« Karen : Les hommes pensent souvent qu’ils méritent une gommette pour traiter les femmes comme des êtres humains.»

Mais viens avec ce personnage, le revers de la médaille : l’addiction et l’autodestruction, traité d’une manière sensible et juste, cela renforce le personnage tout en forçant notre affection à travers ces fragilité.

« Je n’ai absolument aucun intérêt à être la muse de quelqu’un. Je ne suis pas une muse. Je suis quelqu’un. Fin de l’histoire. »

Dans l’intimité des personnages.

Ces addictions qui sont au cœur du roman, la drogue, l’amour passionné et destructeur qui porte la folie créatrice du groupe. Le duo Billy et Daisy porte le récit, nous fait vibrer avec eux autant pour leur musique que pour leur histoire amoureuse loin d’être équilibré à leur image.

« Daisy : Les drogues ne te paraissent plus très sexy quand tu te réveilles tellement souvent avec du sang séché sous le nez, que le nettoyer fait partie de ta routine matinale au même titre que te brosser les dents. »

Un grand portrait de femme et de musique, touchant comme envoûtant. Ce récit est atypique et attachant, on aurait presque envie que cela ne soit pas une fiction pour écouter les chansons de ce groupe.

« Daisy Jones and the Six », Taylor Jenkins Reid, Editions Charleston, 411 pages, 22,50 euros

Vous pouvez toujours écouter cette playlist pour accompagner le livre ici