Avec « Paname Underground », son quatrième roman, Zarca envoie du lourd. Son style gonzo truffé de vocabulaire argotique dynamite les codes de la littérature. L’auteur évoque ses pérégrinations dans les bas-fonds parisiens.

Dans cette autofiction au style oral, Zarca raconte les coulisses du guide du Paris Underground qu’il rédige depuis 2016. Pour alimenter son ouvrage, l’auteur pénètre dans les catacombes interdites par une plaque d’égouts, se balade dans le Barbès des lascars, achète une arme aux fachos de la rive gauche et les hôtesses de Pigalle, teste la 4-MEC, nouvelle drogue des milieux homosexuels, se fait frapper par les toxicos de la Chapelle, explore le Love Hotel de la Rue Saint-Denis et s’engouffre dans une backroom sordide située à Montparnasse, le tout à grands renforts de cocaïne, d’alcool et de shit.

Mais en pleine rédaction de son guide de l’underground, l’auteur est victime d’une tentative de meurtre et sa sœur Dina succombe à une overdose. La virée parisienne se transforme en traque. Ce bouquin est rythmé, drôle et trash. Zarca ose beaucoup de choses dans 4e roman. Zarca a récemment reçu le Prix de Flore. Il raconte sa folle journée dans un billet très drôle sur le site de Vice. Zarca a aussi diffusé un Teaser d’un documentaire qui donne très envie mais dont la date de mise en ligne n’a pas encore été communiqué.

Paname Underground (Editions Goutte d’Or), 250 p., 17 €

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