Du même nom que le célèbre roman d’Hemingway, une petite bande de passionnées s’est lancée dans une aventure cinématographique autour d’un long métrage appelé « Paris est une fête ». Un projet aussi fou qu’alléchant. 

Tout est parti d’une bande d’amis âgés d’une vingtaine d’années, simplement armé d’une caméra miniature. Après trois ans de tournage et seulement 4000 euros de budget, le long métrage « Paris est une fête » est en passe de devenir un film professionnel à part entière potentiellement diffusable dans les grandes chaines de cinéma français. Pour cela, l’équipe fait appel à la générosité des internautes en mettant une cagnotte en ligne sur la plateforme de crowfounding Kickstarter. L’objectif de 85 000 € à atteindre avant le 5 mars pour couvrir les frais de post-production est en bonne voie. À ce jour 79 000 € ont déjà été collectés.

« Anna rate le vol qu’elle aurait dû prendre pour retrouver Greg à Barcelone. L’avion s’écrase. Prise dans le vertige d’une mort évitée de peu, elle s’éloigne de la réalité et du présent. Alors que son couple se désagrège, Paris devient le miroir de sa détresse ».

Paris est une fête – Teaser from Paris est une fête on Vimeo.

Paris est une fête : un film générationnel

Le projet du film « Paris est une fête » est parti d’un constat : entre 2014 et 2017, Paris était dans un état de tension tel, qu’il y avait quelque chose d’électrique dans l’air, un sentiment intime partagé par toute une foule, quelque chose d’inédit. Face à l’urgence d’une telle situation, le besoin de la raconter s’est imposé comme une évidence explique alors l’équipe du film : « Nous avons voulu le faire à notre manière, sans attendre l’aval de personne. Ça se passait sous nos yeux, c’était impossible pour nous d’entrer dans un long processus de financement et d’écriture qui allait prendre des mois et nous empêcher de capturer l’effervescence des évènements. L’urgence justifiait d’agir. Il fallait un choix artistique, pas un compromis économique ».

Le film se retrouve alors dans le Paris de tous les jours de l’évènement Nuit Debout jusqu’aux funérailles de Johnny Halliday : la réalité de l’époque s’affiche à l’écran sans figurant ni mise en scène précise.

L’actrice Noémie Schmidt dans © Paris est une fête

Mais peut-on croire en l’avenir quand la peur nous détermine ? C’est en parti ce à quoi tente de répondre cette oeuvre :  « Les gens étaient dans la rue, on a donc mis nos personnages au contact de la foule et l’histoire a commencé à s’écrire d’elle-même. Il fallait raconter une histoire qui nous ressemble, un couple qui essaie juste de vivre et qui se retrouve projeté dans des évènements qui les dépassent. Dans une société imprégnée par la nécessité sécuritaire, l’angoisse d’Anna nous a permis de mettre le doigt sur ce qui marque notre génération ».

© Paris est une fête
© Paris est une fête

Pour soutenir le projet de « Paris est une fête », rendez-vous avant le 5 mars prochain sur la plate forme Kickstarter en cliquant ici 

SHARE
Culture & Société