Les frères Volovitch alias Volo faisaient leur grand retour parisien le 9 avril au Trianon. Ils ont présenté aux fans quelques nouveaux titres et une nouvelle formule live, accompagnés du multi-instrumentiste Alexis Campet. 

Il y a deux ans, nous vous parlions avec enthousiasme du dernier album de Volo, Chanson Française, et de leur live à La Maroquinerie. Nous avions même pu leur poser quelques questions… Quelle joie donc de retrouver les frères Volovitch sur une scène parisienne en ce 9 avril 2019, et au Trianon s’il vous plait ! Une date annoncée sur les réseaux sociaux, avec une mince promotion si ce n’est une série de sketchs sur leur chaîne Youtube… Et pourtant en ce soir printanier la salle est quasiment pleine ! Il faut dire que Frédo et Olivier ont promis un nouveau live et surtout, un aperçu de leur nouvel album… 

Nouvel âge, nouvelles chansons

On nous avait promis du changement, heureusement l’ingrédient essentiel de Volo est toujours là : ce précieux équilibre entre chants militants et ballades sur le quotidien. A chaque époque de nos vies correspond une chanson de Volo, et depuis que leurs tempes grisonnent, leurs textes évoquent de plus en plus la famille, les enfants, cette santé qui parfois vacille, la routine heureuse et les blessures enfouies. 

On retrouve bien sûr avec plaisir les essentiels de Volo comme T’es Belle ou Le Medef, on savoure les chansons-trésors que sont Le Syndrome, Tu Connais ou Aucun Doute, et l’on se laisse séduire par les nouveautés : une chanson sur leur maison d’enfance dans laquelle beaucoup se reconnaîtront, une autre ballade symboliste et amoureuse sous les néons, à contre-lune, et un nouvel hymne militant qui fait mouche en évoquant l’Europe, le Qatar, Gaza, la finance et la liberté des femmes. On est touchés également lorsque Frédo évoque l’infidélité avec beaucoup moins de dérision que dans C’est pas tout ça, et qu’Olivier chante pour sa Joséphine. On se laisse enfin séduire par la voix de la gabonaise Pamela Badjogo sur Petit Caillou, chanson qui figurera sur le nouvel album de la chanteuse. 

Un changement musical

Le timide Olivier a gagné en charisme et en assurance malgré quelques « pains » qui donnent prétexte à rire avec le public et à échanger des regards complices avec le frangin…. Frédo lui n’a pas changé. L’ancienne voix des Wriggles est toujours là, chargée d’émotions, tandis que le musicien délaisse sa guitare pour s’essayer, comme son acolyte, à la basse et au clavier. Les frères Volo ont intégré ce dernier instrument à leurs arrangements scéniques, sous la houlette d’Alexis Campet.

Une très belle idée, plus heureuse que les percussions programmées qui remplissent l’espace mais manquent un peu de chair. On cherche le percussionniste en vain, on l’entend pourtant. Pourquoi utiliser une machine pour reproduire un son aussi organique, aussi humain ? On aimerait parfois bousculer le cadre que ce rythme impose aux musiciens. Car la magie de Volo opère aussi dans cet élan spontané, ces petits moments volés où l’on oublie le spectacle pour simplement écouter deux frères nous parlant de leur vie, de notre époque et de ce monde, deux frères guidés par le seul plaisir d’écrire et de chanter, sans se soucier du temps et des regards normés. 

Volo – © Adeline Poulain

Volo en tournée dans toute la France.
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