Le MaMA 2019 a tenu toutes ses promesses pour son dixième anniversaire ! En tant que partenaire et ambassadeur du festival, Untitled Magazine était présent ces 16, 17 et 18 octobre à Pigalle pour applaudir quelques-uns des nombreux artistes programmés. 

Près de 6 400 professionnels réunis pour la partie convention et 5 8580 pass délivrés pour le Festival… Pour son dixième anniversaire, le MaMA affiche un double record d’affluence et ne compte pas s’arrêter là. Notez-le bien : la prochaine édition aura lieu les 14, 15 et 16 octobre 2020, toujours dans le vibrant quartier de Pigalle à Paris.

En tant que partenaire et ambassadeur du Festival, Untitled Magazine a pu interroger pour vous la programmatrice de cet événement tentaculaire qui propose 130 concerts dans une douzaine de salles, mais aussi de nombreux artistes à l’affiche cette année comme Barry Moore, Yseult, Silly Boy Blue, Hervé et d’autres à venir… Après vous avoir délivré nos coups de cœur en amont du festival, voici donc notre compte-rendu des plus beaux moments de ces trois soirées de folie dans la bouillonnante Pigalle…

Think Zik Party à La Cigale – © Gaelle Evellin

« Je suis citoyen du monde, le ciel est mon toit et la terre c’est ma patrie. » On n’aurait pas pu rêver meilleure phrase d’introduction à ce festival cosmopolite qu’est le MaMA. Elle est prononcée en ce mercredi soir par Faada Freddy dans une Cigale pleine pour la soirée dédiée aux artistes du label Think Zik (Ayo, Imany). Avec sa seule guitare et ses deux choristes, le sénégalais envoûte littéralement le public avec les chansons d’un nouvel album à paraître et sa voix unique. Ce festival commence bien !

Un peu plus tard, place aux découvertes avec le jeune groupe de rock Nebraska que nous avions repérés quelques semaines auparavant. Dans la lignée d’Hyphen Hyphen, le groupe mélange sonorités électroniques et énergie rock avec deux artistes féminines en premières lignes, ce qui fait toujours plaisir… Charisme, maîtrise et générosité, on souhaite à Nebraska de poursuivre sa route sur cette belle lancée…

Réussir sa lancée, c’est aussi ce qu’a fait la jeune Sally en rassemblant près de 300 personnes au Magnum Club… La chanteuse aux cheveux bleus montre qu’elle est chez elle sur scène, défie le public du regard, se déplace avec aisance et semble habitée par chacun de ses textes. Charismatique et très expressive, Sally nous a vraiment conquis en live. Son premier EP Pyaar sortira le 22 novembre sur le label Columbia (Sony Music).

Aux Trois Baudets, au même moment, Elisa Jo achève son set avec une très belle reprise de Feeling Good de Nina Simone, puis son dernier single, une reprise du standard Cheek to Cheek. La normande au style jazz-pop-rock inqualifiable et à la voix de velours arbore deux majeurs levés sur ses fesses, comme pour montrer que plus rien ne compte que ce plaisir qu’elle prend sur scène avec ses musiciens, et qui contamine immanquablement le public.

Ala Cigale, on termine en beauté avec la charmante Imany. Après nous avoir envoûtés avec You will never know mais aussi Don’t be so shy, la chanteuse française pop soul est de retour – pour notre plus grand bonheur. Généreuse, et savourant le plus de retrouver son public parisien, elle nous a fait danser sur ses grands classiques et nous proposent à l’occasion la découverte de quatre nouveaux titres. Puissante, radieuse, elle confirme encore une fois sa grandeur.

Pongo – © Noémie Coissac

Le jeudi, c’est aux sons pop électronique, aux influences orientales, du groupe Mauvais Oeil qu’on débute notre soirée. Sur scène, ce trio énergique porté par Sarah la chanteuse nous a hypnotisé et nous entraînent dans un univers onirique et mystérieux. A la danse oscillante, mêlant arabe et français, telle une Shéhérazade, Sarah nous murmure ces mélodies. Un beau voyage entre Orient et Occident.

Mais la révélation de ce MaMA 2019 est peut-être la prestation live de Pongo. Cette portugaise d’origine angolaise a embrasé La Cigale du jeudi soir avec son kuduro et son show électrique ! Techno, dance, sonorités africaines et électros… Pongo, en plus d’être une incroyable danseuse et chanteuse, est d’une incroyable générosité sur scène. Deux breakdancers puis quelques personnes du public la rejoignent sur scène pour un final endiablé, qui laisse la salle en émoi. Wouaouh.

Le vendredi, c’est un Irlandais qui fait bouger la foule : Barry Moore et ses musiciens conquiert sans mal le Bus Palladium avec ses mélodies pop et son attitude rock, gratifiant même les fans d’une reprise jouissive de Without Me d’Eminem.

De jolis moments de découvertes et de communion avec le public qui font le succès du MaMA, et qui resteront dans nos mémoires, en attendant la prochaine édition !