Ce mardi 28 juin, pas de foot pour la Fan Zone, mais un concert inédit de Muse. Retour sur un show qui résonne encore dans nos oreilles.

Un show attendu… depuis six ans !

Les concerts à la fan-zone ne sont pas forcément des plus agréables. Il faut d’abord passer les contrôles, que l’on accepte certes mais auxquels vous laissez généralement un petit cadeau (maquillage, parapluie, briquet…) afin d’atteindre le Champ-de-Mars, où il faut alors se battre pour trouver une place qui vous permet de voir la scène ou les écrans géants. Cela n’a pourtant pas effrayé les presque 60 000 fans de Muse qui se sont déplacés pour voir le mythique trio, qui ne s’était pas produit en France depuis 2010. Si les deux derniers albums (The 2nd Law et Drones) semblent en effet avoir connu quelques critiques et si un tiers des places n’a pas été vendu, l’ambiance et l’atmosphère attentiste au pied de la Tour Eiffel ne permettent pas de douter que Muse reste encore aujourd’hui un des meilleurs groupes de rock au monde.

Une première partie digne d’un concert à part entière.

Le nom de X Ambassador ne vous dit peut-être rien. Pourtant, leur single Renagades est connu de tous. Ce groupe de rock alternatif venus tout droit des States, formé en 2009, a sorti son premier album l’année dernière. On y retrouve notamment le morceau Unsteady, présent dans la B.O. du film Avant toi. Sur scène, par l’allure et le charisme, les quatre compères rappellent un peu Linkin Park. Et on ne peut pas dire qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. Avec une petite dizaine de titres et une énergie à faire danser le Champ-de-Mars, c’est une première partie d’une heure que nous offre ce quatuor plein de talent.

Et à 21h50, l’attente prit fin.

Après une petite demi-heure de pause, les cris soudains ne laissent pas de place au doute : Matthew Bellamy, Christopher Wolstenholme et Dominic Howard montent enfin sur scène. Sans préambule ou entrée délirante, ils ouvrent le bal avec Psycho. Tout le monde chante, se bouscule pour voir les écrans. À la plus grande surprise du public, le son est excellent et les instruments ne desservent pas la voix de Matthew. De si bons réglages, contrairement à ceux du concert gratuit de l’UEFA, ne peuvent que renforcer l’image de professionnalisme du groupe. En revanche, la plupart des morceaux sont joués tels qu’ils se trouvent sur les albums, sans arrangements live. Les tubes s’enchainent, nous faisant voyager surtout à travers les quatre derniers albums. Résistance, Starlight, Supermassive Black Hole, Undisclosed desires, Supremacy, Dead InsideMatthew passe de la guitare au clavier, offrant ainsi de très beaux moments piano-voix qui deviennent magiques lorsque la Tour Eiffel choisit ce moment pour scintiller. Malgré la chaleur, personne ne lâche, tout le monde chante, l’ambiance est à son comble. Les seules pauses sont celles nécessaires à l’accordement ou au changement d’instruments. On notera d’ailleurs, à regret, le peu d’échanges de Matthew avec le public.

©Sami

Si le show a fait rêver les milliers de personnes qui se sont déplacées, le tomber de rideau les a vite ramenés sur terre. Après une magnifique reprise de la célèbre B.O. d’Il était une fois dans l’ouest, un petit avis sur le Brexit, Muse se lance sur Knights of Cydonia, morceau qui clôture cette soirée électrique. Malheureusement, personne n’avait envie de s’arrêter là : une petite demi-heure de plus sous la Dame de Fer en tenue de feu n’aurait pas été de refus.

©Sami
©Sami

On en profite pour remercier Sami, rédacteur et photographe chez Sourdoreille, pour ces superbes photos qui immortalisent la soirée ! 

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