MUD – Sur les rives du Mississipi

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Après le blockbuster « Take Shelter » le réalisateur américain Jeff Nichols revient avec « MUD – Sur les rives du Mississipi ».  Une production considérée comme « le plus beau film américain de l’année » par Le Figaro

mud

Les protagonistes sont Ellis et Neckbone. Deux adolescents de 14 ans. Alors qu’ils se promènent, les deux amis découvrent un homme réfugié au milieu du Mississipi. Serpent tatoué sur le bras,  flingue et chemise porte-bonheur : il s’agit de Mud, interprété par Matthew McConaughey. Très vite cet inconnu devient leur ami, voir même leur mentor. Mais Mud est un personnage avec sa part d’ombre, que l’on découvre petit à petit, au fur et à mesure que le film avance. 

Petit à petit, effectivement. Et peut être trop. Le film s’étend sur 2 heures et 10 minutes. Une longueur assez importante que Nichols paraît prendre avec la plus grande tranquillité. Les actions se succèdent lentement. Certes, cela permet au réalisateur de jouer sur une photographie qui est sans doute magnifique. Il plonge le spectateur au fin fond du Mississipi, de ses paysages riverains, de ses gens…  Mais les moments d’action, qui sont déjà assez réduits, paraissent perdus au milieu de cette longue mise en scène. On décroche donc très facilement. Il s’agit d’un drame romantique effectivement, et pas d’un film d’action. Mais le lyrisme et la poésie finissent par dévorer la trame, qui est déjà assez simple. 

Ce n’est pas de même pour le personnage principal, que McConaughey incarne avec grand talent. Mud est un personnage complexe, aux multiples facettes. Et c’est ce personnage qui fait vivre le long-métrage.  Mud, en anglais « boue », est un nom qui va parfaitement au personnage qui le porte. Un homme sale, recouvert de boue. Mais pas que physiquement. Le passé de Mud est aussi obscur, entaché. Les personnages Juniper (Reese Witherspoon) de qui Mud est amoureux, et Tom Blankenship (Sam Shepard) vieil ami de Mud, contribuent à rendre le personnage encore plus difficile à cerner par leurs accusations souvent contradictoires. C’est de ce mystère et de cette ambiguïté du personnage que la trame finit par tirer sa force. 

Un beau film certes. Beaucoup plus psychologique que la bande annonce ne laisse paraître.

http://youtu.be/7wSTkHI2vxY

Par Catherine Quiroga

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