Mozart in the Jungle : critique de la saison 2

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Présentée parmi les nouveaux pilotes Amazon en début d’année, Mozart in the jungle est une pépite euphorique qu’il vous faut absolument goûter. Développée par Roman Coppola, Alex Timbers et Jason Schwartzman (dont le petit rôle est aussi drôle qu’adorable), Mozart in the Jungle nous rassasie d’extravagance.

Desservie par des acteurs au talent juteux, à commencer par l’incroyable Gaël Garcia Bernal, qui livre à travers l’imprévisible Rodrigo une performance magnétique. Son personnage a tout du Mozart moderne : le virtuose optimiste (perfectionniste ?) aux allures de Don Juan. A propos des personnages, il faut applaudir l’héroïne qui, pour une fois, ne se fait pas plus bête qu’elle ne l’est réellement. Il est souvent difficile d’apprécier réellement les personnages féminins, souvent sans profondeur. Mais Hailey se trouve à la parfaite distance de naïve et déterminée, audacieuse et inexpérimentée.

mozart in the jungle
© AMAZON PRIME. TOUS DROITS RÉSERVÉS.

L’alchimie entre les deux personnages se situe au coeur de la seconde saison, et c’est pour cette raison qu’elle paraît beaucoup plus fade, surtout comparée à la première. Les protagonistes, confrontés à leurs sentiments florissants, en viennent parfois à oublier le plus important : la survie de leur orchestre dont l’existence est mise en danger. Dans cette seconde saison décevante, puisque placée entièrement sur le développement de la relation amoureuse entre le Maestro et Hailey, on en vient presque à oublier tous ces fantastiques personnages secondaires, et pourtant si intéressants. La tournure des événement s’avère intéressante, mais loin d’être à la hauteur de nos attentes, à tel point que la série en finirait presque par perdre cette touche d’euphorie qui lui était propre. C’est dommage, elle qui avait autant d’ambition.

mozart in the jungle
© AMAZON PRIME. TOUS DROITS RÉSERVÉS.

Mozart in the jungle a la fantastique ambition de remettre l’univers de la musique classique au goût du jour. Le pari semble réussi : le métissage entre musique classique et monde moderne est divin et va même jusqu’à donner un côté très rock’n’roll à la musique classique. Pourtant, malgré un début touchant du doigt la perfection, la seconde saison s’avère caleuse et nous laisse définitivement sur notre faim.

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