Si vous trouvez que l’évolution de la musique punk tourne parfois au ralenti, il est temps de découvrir les jeunes MNNQNS, qui apportent au genre des accords résolument modernes. 

2018 a été l’année de consécration pour MNNQNS. Lauréats du Ricard Live Music, présents sur de nombreux festivals, le groupe rouennais fait souffler un vent punk en France. Adrian, fondateur et compositeur du groupe, nous accorde une pause interview entre concerts et préparation de l’album.

Lorsque l’on écoute Advertisement, votre dernier EP, il apparaît vraiment taillé pour le live. Si Capital, votre premier opus, débordait déjà d’énergie, c’est encore plus flagrant pour vos quatre derniers titres : c’est comme prendre un shot d’énergie, cul sec ! Avez-vous avant tout pensé à la scène en le composant ?

Non. À vrai dire je ne pense pas à grand-chose en écrivant. Ce n’est même pas un choix conscient comme s’il fallait préserver un truc innocent ou quoi, une fois lancé tout défile simplement et souvent pendant plusieurs heures. C’est assez grisant comme état.

On ressent bien entendu votre influence tout droit issue des sous-sols londoniens des années 70, mais vous arrivez à y ajouter votre vision moderne du punk outre-Manche. Comment en êtes-vous arrivés à cet accent musical particulier, qui signe chacun de vos titres ?

On écoute beaucoup de trucs très différents, j’imagine que ça explique des choses. À mon sens c’est beaucoup plus excitant d’apporter un accord ou un son qui n’a rien à voir dans un certain style plutôt que de suivre telle ou telle hype. Les meilleurs groupes sortent toujours de nulle part, ça se vérifie sans arrêt.

Lauréats du prix Ricard Live Music, maintenant sélectionnés pour le Fair 2019, on ne vous arrête plus ! Bientôt l’album ?

Oui, l’album est quasiment prêt. Tout est enregistré, actuellement il est en train d’être mixé en Angleterre et on a pas mal hâte de recevoir les mix. La sortie devrait se faire en Mai prochain, inshallah.

La critique est unanime, vous mettez le feu à chacun de vos passages sur scène. Quel est le truc le plus fou que vous auriez envie de faire pendant un concert ?

Arriver sur scène en scooter, comme Jul !

Le festival reste l’une des plus belles traditions musicales de ces dernières décennies. Vous avez, d’ailleurs, écumé beaucoup de ces scènes cette année, dont le MaMa au mois d’octobre. Parmi tous ceux qui ont existé ou existent, y a-t-il un festival a en particulier auquel vous auriez aimé/aimeriez participer ?

J’aurais beaucoup aimé jouer au Rock Dans Tous Ses États. Quand t’avais 15 ans à Rouen en 2010, c’était le passage obligé : tu finissais l’année scolaire et t’allais prendre tes premières caisses en voyant des groupes trop cool. Malheureusement le festival a dû s’arrêter suite à des soucis avec la mairie de la ville… tristesse…

Advertisement, sorti le 13 avril 2018
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