Du 22 au 24 Juillet se tenait à Hyères dans le jardin Nord de la Villa Noailles, l’incontournable MIDI FESTIVAL. Cette 12 ème édition, présidée par Etienne Daho mettait à l’honneur une programmation sexy dédiée à la jeune garde française. A l’affiche : le sublime sextuor parisien L’impératrice, l’unique duo formé par Paradis et l’incroyable léviathan, Flavien Berger.

 LA NOUVELLE GARDE FRANCAISE A L’HONNEUR

Pour cette 16 eme édition, la programmation était pointue et concentrée sur l’émergence de la nouvelle garde. Cinq groupes français étaient présents à l’affiche, soit un tiers des groupes présentés pour cette édition: L’impératrice, Flavien Berger, Requin chagrin, Paradis et Keep Dancing Inc. Chacun dévoilait au public son ADN particulière: La pop classieuse de l’impératrice, Keep Dancing Inc et son « cold zouk », la french pop de Requin Chagrin et l’atypique Flavien Berger qui clôturait lla soirée du vendredi avec son éblouissant « rockabilly électronique ».La scène émergente londonnienne était également bien présente sur la scène de la Villa Noailles représentée notamment par le groupe Pumarosa.

LE RETOUR DES MIDI NIGHTS

Cette édition était marqué par le retour des MIDI NIGHTS, absents depuis deux ans, les midi nights sont proposées aux festivaliers pour une deuxième partie de soirée de 23h à 3h30. Cette année le midi night se déroulait sur la route des Marais sous un chapiteau, près du parking de la fête foraine Magic World ( qui n’a de magique que le nom..).Cadre assez décevant après avoir gouté à la pinède de la Villa Noailles.

FOCUS SUR LA SOIREE D’OUVERTURE

 Sur le rythme saccadé du chant des cigales, nous arrivons à la Villa Noailles. Il est 19h et le week end commence. Le soleil couchant permet de contempler  l’architecture symbole du mouvement moderne, oeuvre de l’architecte Robert Mallet-Stevens créee en 1928. Le lieu est chargé d’histoire, la vue sur la ville imprenable. Nous avançons vers le jardin nord de la Villa. L’air est chaud, le vin rosé du bar aussi. Pour manger, le choix se restreint à un sandwich sans saveur ou un mauvais hot dog. Un stand propose un stock de tee shirts des éditions précédentes.

Nous nous dirigeons vers la scène. Les cigales lèguent  la place au premier concert. Les premiers festivaliers se rapprochent doucement. Le jeune trio aux accents french plante le décor en nous offrant son tube Adélaide qui l’a révélé au grand public. C’est une réussite. S’en suivent Le ChagrinRose ou encore Ciao Rubello. 

Aux bébés requins succède Lionlimb, duo formé par les américains Stewart Bronaugh et Joshua Jaegerqui. Le Raisonne dans la pinède, le premier album Shoo du groupe aux sonorités 70’s et aux envolées groove . La nuit tombe et les londoniens du groupe Pumarosa balancent leur excellent single Prestes (2015), orchestré  l’envoutante voix d’isabel Munoz Newsome.

Le public reste sage, puis arrive le tant attendu Flavien Berger, bouquet final de la soirée d’ouverture.Un océan rouge illumine le pin centenaire qui surplombe la scène, le jeune léviathan entraine la foule dans sa fête noire, et quitte la scène pour se joindre aux festivaliers. Il parvient à faire asseoir le public,Gravité nous entraine, le temps est suspendu. Le concert est réussit, mais passe en un éclair.Il est minuit, pas le temps de boire une dernière bière, le public est invité à quitter les lieux pour rejoindre la deuxième partie de la soirée au Midi Night à quelques kilomètres.La bas, l’ambiance est timide et la lumière blafarde. On reste un peu sur notre fin, mais on a quand même dansé « chez Robert Mallet Stevens ».

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