À Paris, si les rues parviennent à maintenir un taux de particules fines dans les normes, les stations de métro et de RER présentent des résultats particulièrement inquiétants. 

Ces dernières années, nous avons tous entendu parler du système de la circulation alternée au sein de la capitale. Pour déclencher un tel dispositif – qui consiste à ne faire rouler que les véhicules à la plaque paire ou impaire selon le jour – il faut que le taux de particules fines atteigne le seuil de 50 µg/m³ pendant deux jours consécutifs ou 80 µg/m³ pour une seule journée. Problème, sur certains quais de RER de Paris, ces taux de particules fines explosent. Comme à la station Auber où ce taux atteint 330 µg/m³ sur les quais, et 50 μg/m³ dans les couloirs. À Châtelet, là aussi, la concentration en PM10 dépasse les 300 µg/m³. Ce taux de concentration culmine à 200 µg/m³ entre 19h et 20h à la gare RER de Saint-Michel.

48 000 décès prématurés

Face à cette situation, Airparif expliquait il y a peu au journal 20 minutes : « Ces petites poussières sont inférieures à dix micromètres, soit la taille d’une bactérie. Il s’agit de plus grosses particules que celles qui composent l’air extérieur, précise Charlotte Fougère. Il en existe de plus petites, de plus cancérigènes, équivalentes à la taille d’un virus et très dangereuses pour la santé. »

L’association parisienne évoque ainsi le chiffre de 48 000 décès prématurés par an causés par cette pollution souterraine. Une raison de plus pour pousser la Mairie de Paris à développer le vélo et les infrastructures nécessaires, comme a pu le faire depuis plusieurs années la ville d’Amsterdam.

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Culture & Société