Sur les réseaux sociaux, un nouvel hashtag du nom de #MeAt14 a fait son apparition depuis quelques jours. Le but : sensibiliser le plus grand nombre à la notion de consentement sexuel au sujet des plus jeunes. 

La semaine passée, le procès d’un homme de 28 ans jugé devant le tribunal correctionnel de Pontoise pour atteinte sexuelle sur une mineure de 11 ans avait fait les grands titres de l’actualité. Parallèlement, un tout nouvel hashtag a vu le jour outre-Atlantique. Il s’est petit à petit propagé sur les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter ou encore Instagram qui compte plus de 1600 publications photos regroupées sous ce même hashtag. Son nom : #MeAt14.

« Il n’y a pas de consentement à 14 ans. Pas en Alabama. Nulle part. » © Catherine Lawson

La protection #MeAt14

Le mouvement #MeAt14 créé par l’avocate Américaine Catherine Lawson en novembre dernier vise à protéger les mineurs face à différentes menaces d’individus majeurs. Elle expliquait alors : « Pourquoi j’ai lancé #MeAt14 ? Pour montrer ce à quoi ressemblent les filles de 14 ans. Pour affirmer qu’elles sont incapables de consentir face à un adulte.  Afin de rappeler aux gens que les enfants méritent d’être protégés ». Cette initiative s’inscrivait dans un contexte particulier, celui de l’élection sénatoriale américaine où le candidat Républicain d’Alabama, Roy Moore, était accusé de viol sur deux mineures âgées de 14 et 16 ans.

En France, la question autour de l’âge du consentement sexuel est actuellement en plein débat. Nicole Belloubet, ministre de la Justice a dernièrement évoqué la possibilité d’un abaissement de cet âge limite à 13 ans. De son côté, Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité Homme-Femme déclarait : « cela se jouera entre 13 et 15 ans ».

Capture d’écran du compte Twitter de © Sandro Londino
© Alyssa Milano

 

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