Trois jours de fête et de concerts pour célébrer la musique à Pigalle, cette 9e édition du MaMA Festival a tenu toutes ses promesses ! Retour sur les moments qui nous ont le plus surpris, enchantés, émus, charmés ou simplement marqués…

Du 17 au 19 octobre 2018 s’est tenue à Paris la 9e édition du MaMA Festival 2018 ! Partout dans Pigalle, des artistes de tous horizons musicaux nous ont proposé des concerts de qualité. Partenaire du festival, la rédac d’Untitled Magazine a écumé les salles de concert du 18e pour vous livrer ses meilleurs moments, en toute subjectivité.

Le saut dans le public du chanteur de Born Idiot

Les rockstars restent des rockstars, qu’importe la salle dans laquelle ils jouent. Le public du Carmen l’a appris à ses dépens lorsqu’à la fin de son set survolté, le chanteur de Born Idiot a tenté un saut depuis la toute petite scène de ce très chic hôtel particulier, pour  achever son tour de chant au milieu des fans agglutinés et…un brin décontenancés ! Un moment étrange, un peu drôle, baroque et carrément punk-rock.

Born Idiot (c) Gaëlle Evellin

La délicatesse de Roni Alter qui reprend PNL

D’une voix douce teintée d’un accent israélien, la délicate Roni Alter entonne, en s’excusant presque, une reprise de PNL, A L’Ammoniaque, au piano. C’est la première chanson qu’elle interprète en public en français, et elle n’a pas choisi la plus facile… La magie opère instantanément dans l’écrin du Phono Museum. « Je t’aime, passionnément, à la folie, à l’ammoniaque… » Nous aussi on l’aime Roni Alter, lorsque sa fragilité et sa sensibilité se mêlent ainsi à son talent d’interprète, pour nous offrir un moment unique, pur et touchant.

Les harmonies vocales de Pitou

Dans le cocon de la très jolie salle des Trois Baudets, le silence se fait lorsque la voix de la néerlandaise Pitou et de ses deux choristes s’élèvent, tout en douceur et en délicatesse. En proposant un set maîtrisé, saupoudré d’interludes à cappella, la jeune artiste a totalement envoûté le public ce soir-là. L’une des plus belles découvertes de ce festival.

« Défends-moi » en live par Madame Monsieur

Aussi à l’aise sur scène qu’en interview, Madame Monsieur prend possession de la scène de la Machine du Moulin Rouge et se montre particulièrement généreux avec le public. Moment fort et émouvant, le titre Défends-Moi, entonné par la voix pure d’Emilie Satt puis repris en choeur par le public, résonne avec une force particulière dans cette salle de concert, son texte évoquant les attentats de Paris en 2015.

La tenue complètement folle de Moullinex

Le portugais Luis Clara Gomes s’est produit le mercredi soir en compagnie de trois autres musiciens et d’un chanteur. Connu pour ses remixes et autres DJ sets, cette performance, live cette fois-ci, a absolument retourné la Machine du Moulin Rouge. L’entrée par le monologue « In the beginning there was Jack… » a bien donné le ton, et les titres phares comme Déjà Vu, Love Love Love ou encore Work It Out, interprétés par le chanteur à l’énergie folle et aux tenues extravagantes, ont mis tout le monde d’accord.

Moullinex (c) Thomas Saminada

La setlist 100% inédite de Camp Claude

Le jeudi, une autre belle surprise fut la prestation de Camp Claude. Et quelle surprise… Le groupe n’a joué que des morceaux exclusifs issus de leur nouvel album à paraître début 2019, excepté le dernier, Do It, afin de boucler la boucle en beauté. Désormais quatre, ils ont proposé au public du Backstage by the Mills un travail abouti et toujours aussi lumineux, aux sonorités un peu plus RnB qu’en 2016.

Le jeu tout en nuances de Rayland Baxter

L’américain moustachu Rayland Baxter nous a également fait l’honneur de sa présence sur la scène du Carmen, dont les moulures au plafond semblaient l’impressionner. Après une première chanson seul en guitare/voix, son bassiste et son batteur l’ont rejoint afin de livrer une performance beaucoup plus rock que ce à quoi nous pouvions nous attendre, pour s’achever à nouveau sur une note plus douce avec le magnifique titre Let It All Go Man.

La Chaufferie en feu pour Desprès

En amont de la sortie de leur nouvel EP en janvier prochain, le duo Després a enflammé la scène de la Chaufferie le vendredi soir. Devant un public en forme, Raphaël et Camille ont livré une prestation qui témoigne déjà d’une belle maitrise du live. En jouant leur nouveau morceau Ciel et en concluant leur set avec des beats aux accents techno (avec des pointes d’acide à certains moments), Després a retourné le sous-sol de La Machine du Moulin Rouge.

L’assurance déconcertante de Naya

18 ans à peine et déjà une sacrée assurance sur scène ! Lorsque Naya débarque sur la scène du Bus Palladium accompagnée de sa seule guitare électrique, on est surpris de voir cette jeune fille aux traits enfantins, macarons sur le crâne et sourire angélique, chanter les morceaux de son premier album avec une étonnante maturité et une énergie folle. Bien qu’un peu déçus par l’omniprésence de la bande instrumentale et l’absence de musiciens, on ne peut que sortir bluffés de ce set rondement mené !

Naya (c) Thomas Saminada
SHARE