Le festival The Peacock Society est devenu déjà incontournable auprès des amoureux de l’électro. Situé dans le Parc Floral de Paris, l’événement se déroule sur deux soirs et se compose de deux scènes, avec de nombreux bars, des food trucks et quelques animations également au programme.

Il est 23h30 ce vendredi soir. La foule commence à s’entasser devant l’entrée. C’est actuellement Darkside qui joue en live sur la scène 1, la plus grande scène du festival. Le duo Dave Harrington-Nicolas Jaar connait bien Paris puisqu’ils avaient déjà foulé la scène du Pitchfork Festival en 2013, reconnu unanimement comme l’un des meilleurs concerts de l’événement. Et le groupe nous prouve une nouvelle fois toute l’efficacité de leur prestation live. Harrington à la guitare, Jaar aux platines, le groupe électrise la salle grâce à un son brutal. Fumée épaisse et gros stroboscopes s’agitent autour du duo, pour nous plonger encore un peu plus dans le côté obscur de leur musique. Une véritable performance live qui vaut le détour.

© Cyril Coantiec
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C’est ensuite le célèbre duo français Cassius qui prend la suite des opérations. Philippe Zdar et Boom Bass sont des pionniers de la French Touch au même titre qu’Etienne de Crécy, Air ou encore Daft Punk. Le duo possède un joli catalogue de tubes : « 1999 », « My Feeling for You », « I Love You So » ou encore « Toop Toop ». Le duo a su se réinventer au fil de leurs albums studios. Malheureusement, en live, c’est raté. Les morceaux s’entrechoquent mais l’ensemble ne fonctionne pas.

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On veut rapidement oublier notre déception, en se dirigeant vers la scène 1, où jouent les Martinez Brothers. Les deux DJ’s (qui ne sont pas du tout frères), venus de New York, savent mettre l’ambiance et ne s’en cachent pas. Pendant près de deux heures, ils transcendent le public grâce à des beats accrocheurs et à un son qui frappe fort, très fort même. Une bonne mise en bouche avant de voir les deux têtes d’affiche du festival, Richie Hawtin et Kerri Chandler, véritables légendes vivantes des musiques électroniques.

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Le choix est cornélien mais on se tourne en premier vers Richie Hawtin aka Plastikman . Avec plus de 25 ans de carrière derrière lui, c’est toujours un plaisir de le voir mixer. La foule est très nombreuse pour venir trembler au son du DJ et producteur canadien. Il a traversé trois décennies de musique électronique et reste un témoin privilégié de l’évolution de ce courant musical. Et sa musique n’a pas pris une ride. Des morceaux toujours aussi efficaces qui n’ont qu’une simple mission : nous faire danser Les BPM augmentent au fur et à mesure, sans nous laisser respirer. Du grand art !

© Cyril Coantiec
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Au bout d’une heure, on décide de se tourner vers la scène 2 pour voir Kerri Chandler. Lui aussi précurseur, du côté de la house music. À l’âge de 44 ans, l’homme sait retourner une salle. On se croirait revenu dans les années 90. Totalement imprégné dans son set, Kerri Chandler est heureux de partager son mix, avec un public en total osmose avec lui. Il finit en apothéose sur un solo au piano. Une réjouissance de plus, en se disant qu’on a eu la chance de voir un des maîtres de la deep house. Il est 7h du matin. On pourrait être fatigué mais le son est tellement bon qu’on en redemande.

© Cyril Coantiec
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Demain, deuxième nuit avec un très beau programme : Cashemere Cat, 1-800 Dinosaur, le trio électro avec James Blake, Paul Kalkbrenner, Brodinski

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