La 17ème édition du festival Solidays s’est tenue du 26 au 28 juin à l’Hippodrome de Longchamp à Paris. UntitledMag était sur place et vous raconte tout.

L’édition 2015 du festival Solidays a battu des records. Tout d’abord, un record de fréquentation avec plus de 180 000 festivaliers et une billeterie sold out plus d’une semaine avant le début de l’événement. Un record de bénéfices également avec plus de 2,6 millions d’euros contre 2,4 millions d’euros l’an passé. Des bénéfices qui permettent de financer des programmes de prévention des risques de contamination au VIH, de dépistage et de prise en charge des malades atteints du SIDA.

© Cyril Coantiec
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Côté musique, la programmation était alléchante et surtout éclectique comme tous les ans, avec près de 150 artistes prévus durant les trois jours. Vendredi 26 juin, l’entrée en matière s’est fait au sein de la Green Room avec l’électro du duo DJ Slow/Canblaster. Du R’N’B, du rap, de l’électro, de quoi démarrer le festival comme il faut. On a continué avec l’Israélien Asaf Avidan pour une heure de pop-folk pour se reposer un peu. Une voix vraiment unique qui a ravi les spectateurs de la scène Paris, la plus grande scène du festival. Une petite pause pour manger avant de retrouver les Britanniques de Clean Bandit. Une très belle énergie pour ce jeune groupe, à qui l’on doit le tubesque « Rather Be », repris en chœur par un public jeune, très jeune même. Le DJ berlinois Paul Kalkbrenner a assuré l’ambiance sur la scène Paris avec un set d’1h15. Le jeune Nantais de 21 ans Madeon s’est produit sous la scène Dôme, avec une énergie débordante. Une performance live, dans lequel on retrouve la plupart des titres de son premier album « Adventure ». Un vrai coup de cœur avant de finir par un autre jeune talent électro Thylacine. Un concert que l’on a suivi avec plaisir, grâce à un son puissant et aérien.

© Cyril Coantiec
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Samedi 27 juin, la journée a commencé avec un jeune prodige de l’électro, Lemarquis. Le Nîmois s’est produit dans le Green Room, réservé à l’électro. Ses remixes de Ludacris, Ashanti, ou encore Brandy ont conquis les spectateurs. Changement d’ambiance avec le rap de Chill Bump. Le duo, originaire de Tours, a mis le feu à la scène Domino, grâce au flow imparable de Miscellanous et aux beats tapageurs de Bankal. Changement de température ensuite avec Grand Blanc qui entame le concert avec le titre degré zéro. Le groupe, qui s’est produit récemment aux Francofolies de Montréal, a joué des sons inspirés des années 80 et de sa cold wave. Un moyen pour les nostalgiques de raviver quelques souvenirs. Les Français d’IAM étaient très attendus avec une scène Paris noire de monde. Le groupe a rempli sa mission, avec les classiques « Je Danse le Mia », « Petit Frère » et « Bad Boys de Marseille », entonnés par le public avec ferveur. Après un très bon concert des Français Electro Deluxe, les Sud-Africains Die Antwoord ont fait danser les festivaliers pendant plus d’une heure. En plus de la Green Room, l’électro avait également sa place sur la scène Dôme avec des membres du label Ed Banger Records pour la Ed Red House Party. Et pas des moindres avec Busy P alias Pedro Winter, patron du label, Boston Bun et le nouveau venu Para One. Près de deux heures d’house avec des références à DJ Mehdi, Justice et Daft Punk, qui a fait son effet. On a terminé la journée avec le Nova Club qui a transformé le dancefloor en Carnaval de Rio !

© Cyril Coantiec
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© Tess Barbier
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Dimanche 28 juin, on a démarré avec l’électro-pop d’Hyphen Hyphen. Le groupe, qui avait remporté le prix jeune talent Chorus en 2012, a offert un très bon concert aux festivaliers de Solidays, la chanteuse Santa s’offrant même un bain de foule, histoire de rendre l’instant mémorable. Damian Marley était également présent. Une heure de pur reggae qui nous a permis de réécouter avec toujours autant de plaisir quelques classiques de Bob Marley, « Get Up Stand Up », « Exodus » en tête. Le soleil est arrivé à son zénith. Certains n’ont pas pu tenir la chaleur. Un festivalier armé de son pistolet à eau arrosait aléatoirement autour de lui, pour le plus grand plaisir du public. L’artiste a fait chanter en chœur le public « new wave, new phrase », du célèbre Punky Reggae Party. « Junior Gong » a également pioché dans son répertoire le titre « Road to zion » et a clôturé le show de son tube  « Welcome to Jamrock ».

La transition est parfaite avec la belle Nneka au style hip-hop, reggae et soul. La chanteuse germano-nigériane qui vient de sortir son sixième album « My Fairy Tales » a su séduire les festivaliers un peu affaiblis par la chaleur. L’artiste engagée a manifesté son soutien aux victimes de Boko Haram et aux chrétiens d’Orient avant de clore sa prestation avec le vibrant « Heartbeat ».

On a complètement changé de style avec l’électro destructrice de Brodinski, avec un live basé sur son premier album, « Brava ». C’était ensuite au tour de Fakear, qu’UntitledMag avait eu le plaisir d’interviewer en janvier 2014. Depuis, le jeune talent a bien grandi avec plusieurs EP’s, « Asakusa » et « Sauvage » qui ont connu un beau succès public et médiatique, et un vrai live band avec des musiciens. Ce n’est que le début d’une carrière qu’on espère très très longue et couronnée de succès. The Parov Stelar Band, qui était déjà venu l’an dernier, a conclu cette 17ème édition de Solidays de bien belle manière, parvenant à faire danser tous les festivaliers dans des chorégraphies toutes plus folles les unes que les autres.

© Tess Barbier
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© Cyril Coantiec
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Solidays, c’est de la musique, mais pas que. C’était aussi des débats avec des personnalités publiques sur un lieu d’échanges et de sensibilisation aux différents enjeux de solidarité, de santé et de développement. Le fondateur de Microsoft, Bill Gates, le co-créateur de Mediapart Edwy Plenel, le Garde des Sceaux Christine Taubira, le photographe Reza ou le photographe Yann Arthus-Bertrand étaient présents lors de cette 17e édition, au Forum Café, pour partager leurs idées avec les festivaliers.

Rendez-vous l’année prochaine pour la 18e édition de Solidays, dont l’endroit est encore incertain.

© Cyril Coantiec
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Cyril Coantiec et Tess Barbier

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