Pour ouvrir le Pitchfork Music Festival Paris 2015, l’un des événements musicaux de l’automne, Pitchfork, en association avec Greenroom, proposait le Pitchfork Opening Night dans trois salles de concert du 11e arrondissement de Paris le mardi 27 octobre dernier. Untitled Magazine y était et vous raconte tout.

Une soirée, trois salles de concerts, dix artistes. C’est le résumé en chiffres de ce que proposait la Pitchfork Opening Night le mardi 27 octobre, avant l’ouverture du Pitchfork Music Festival Paris 2015, qui débute aujourd’hui à la Grande Halle de la Villette, jusqu’au samedi 31 octobre. Un concept original qui permettait, avec un pass, d’avoir accès à trois salles de concert du 11e arrondissement de Paris, le Café de la Danse, le Badaboum et la Mécanique Ondulatoire. Ce sont dix artistes qui se sont succédé sans temps mort dans les différents lieux. On ne va pas vous cacher : il était difficile de voir les dix artistes présents. Mais Untitled Magazine a réussi à voir tout de même la moitié des artistes présents.

On commence par SG Lewis au Badaboum. Le jeune producteur britannique fait de plus en plus parler de lui. Après la sortie du single « Warm », présent sur la compilation 2015 d’Annie Mac, il s’est fait remarquer par l’un des duos les plus populaires du moment, Disclosure, qui a diffusé l’un de ses morceaux dans leur émission de radio, diffusée sur Beats 1 via Apple Music. Un soutien de taille qui lui permet désormais de se concentrer sur un prochain album à venir. Pour le moment, Sam Lewis compte peu de morceaux. Mais il les défend très bien sur scène, à commencer par « No Less », une balade électro du plus bel effet. Le concert monte en intensité jusqu’au morceau « Higher Ground », en duo avec Zak Abel. Un très bon concert qui aurait mérité d’être un peu plus long, 30 minutes seulement.

© Cyril Coantiec
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On hésite ensuite à se rendre au Café de la Danse pour le live d’Empress Of. Mais finalement, l’enchaînement des concerts se faisant rapidement, on décide de rester au Badaboum pour la performance de Moses Sumney. L’Américain, repéré lors du festival texan SXSW l’an dernier, est seul sur scène et offre une performance assez bluffante. Un présence sur scène impressionnante et une musique basée sur la rythmique et une musique à la frontière entre le blues, le jazz et la soul. Avec sa voix puissante et un timbre unique, le public du Badaboum est bouche bée. Pour une première à Paris, Moses Sumney a offert un live à la hauteur de son talent.

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On change de salle et on se dirige au Café de la Danse pour le concert d’LA Priest. Ancien leader et chanteur du génial groupe Late of The Pier, Sam Dust entame une carrière solo et a sorti son premier album, « Inji », en juin dernier. Un disque qui résumé huit ans de voyage et de découvertes en tout genre. Un live qui devrait donc nous transporter et c’est bien ce que réussit LA Priest. Le tout est un joyeux bordel, où se mélange des riffs de guitare, des notes jouées au synthétiseur et des bruits venant d’une machine venue tout droit de Retour vers le Futur. On passe de la pop au rock en passant par de l’électro aux grosses basses. Un style musical difficile à qualifier mais qui offre près de 50 minutes de pur plaisir. Un final en apothéose quand LA Priest a demandé au public du Café de la Danse de monter sur scène avec lui pour danser. Un concert génial pour un artiste intriguant, barré et fascinant.

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On retourne au Badaboum pour Mura Masa. Le Britannique Alex Crossan n’a que 19 ans et peut déjà se targuer d’avoir été choisi par Diplo pour son mix sur l’émission Diplo + Friends sur l’antenne de la Radio BBC 1. Son premier EP « Someday Somewhere », publié en avril dernier, a été reconnu par la critique et on se dit que le jeune homme est parti pour connaître un beau succès à l’avenir. Son live est rôdé et les morceaux s’enchaînent sans fausse note, grâce à des beats ciselés et travaillés. Sa musique peut faire penser à du Cashmere Cat survitaminé. Un très bon live électro qui semble avoir plu aux spectateurs du Badaboum, venus en nombre pour voir le phénomène britannique. On termine par la DJ Allie Teilz. Pour le moment, l’artiste est plus connue pour avoir été la copine de l’acteur Joaquin Phoenix que pour ses DJ sets. Armés de platines vinyls, Allie Teilz offre un set à mi-chemin entre funk, soul et disco. Cette première édition de la Pitchfork Opening Night a offert de très bons moments et une belle entrée en matière avant l’ouverture du Pitchfork Music Festival Paris 2015 ce soir.

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