Face à l’augmentation des espaces publicitaires dans le paysage urbain, un collectif du nom d’Ôboem tente de reprendre la main sur ces territoires perdus.

Le chiffre a de quoi interloquer : sur notre trajet maison-travail, nous croisons en moyenne plus de 350 publicités selon une étude de Media Dynamics menée en 2017. Face à ce constat, un collectif du nom d’Ôboem a décidé d’agir pour remplacer ce qu’elle nomme « la pollution visuelle ». Elle vous permet de choisir une oeuvre d’art dans une sélection à retrouver sur le site internet, de la financer en fonction de votre budget pour ainsi permettre à l’artiste d’être exposé dans la rue, mais également pour recevoir chez vous une reproduction de l’oeuvre.

Avec l’argent collecté à la fin de chaque campagne, Ôboem achète des espaces publicitaires afin de proposer ces emplacements aux artistes partenaires. « La ville est ce qu’on fait d’elle », tel est le dicton de ce jeune collectif natif de la ville de Bordeaux.

 

Ôboem où l’art d’effacer la pub

Du 4 février au 21 mars 2018, Ôboem fait appel aux internautes pour sa nouvelle campagne sur le site participatif d’Ulule. « C’est grâce à la vente de reproductions d’œuvres d’artistes émergents sur oboem.com (cartes postales, affiches, impressions sur toile…) que nous pouvons acheter les panneaux publicitaires et démocratiser l’art en l’affichant au cœur de nos villes », explique alors Olivier et Marie, les fondateurs du mouvement. En 2017, 130 internautes avaient répondu présent avec 4500€ à la clé pour la première édition. Cette nouvelle campagne qui se termine dans quelques jours a déjà récolté plus de 5000€ sur la plate-forme Ulule.

© Ôboem
© Ôboem

La cagnotte d’Ôboem ouverte jusqu’au 21 mars 2018 est à retrouver en cliquant ici 

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Culture & Société