Avec son premier album Les Dessous féminins, Frédéric Lafayette dévoile un répertoire de onze chansons à la fois tendres et décalées. Un univers électro-variété original et recherché, à découvrir dès le 14 octobre 2016.

« Un jeune homme moderne à la mélancolie légère », c’est ainsi que se définit Frédéric Lafayette, auteur-compositeur interprète au regard sage et au verbe haut. Après sa Trilogie Amoureuse en 2013, qui comprenait un charmant duo avec Liza Manili (Mauvaise Mine) la sortie du premier album de Lafayette est prévue pour le 14 octobre 2016, sous les labels Entreprise (Grand Blanc, Bagarre, Julia Jean-Baptiste) et A+LSO / Sony Music. Untitled Mag a eu la chance d’écouter en exclusivité cet opus de onze titres intitulé Les Dessous féminins. Verdict.

Un album aux thèmes variés

Drôles, dansantes ou mélancoliques, les chansons de Lafayette surprennent par la qualité de leurs textes, incisifs, et la variété des thèmes abordés. Sa puissance d’écriture, précise et moderne, nous livre des histoires très imagées à la légèreté trompeuse.

Avec une virtuosité gainsbourienne, Lafayette explore les rimes alambiquées dans Eros Automatique, qui parle de rupture amoureuse. Il imagine le monologue tragi-comique d’un homme dans sa tombe, dans La Mort c’est mauvais genre, explore la thématique du burn-out au travail dans l’excellente Automatique ou encore celle du genre dans Les Dessous féminins.

Ici et là, ce Max Boublil des beaux quartiers à la voix faussement détachée dissémine ses références cinématographiques et littéraires entre deux mots crus. Jamais cynique, Lafayette porte un regard faussement désabusé sur la société. Un peu à la manière de Zazie (Tout le monde) ou Alain Souchon (Poulailler Song), il se contente d’une simple énumération pour critiquer la France réactionnaire dans son single La Mélancolie Française, porté par cet excellent clip signé Valentin Adam.

https://www.youtube.com/watch?v=UJPttKhGaG4

De l’Indie Variété désuète et délurée

Dans cet album co-réalisé avec Fred Pallem (Le Sacre du tympan), Lafayette assume des arrangements désuets et totalement décalés, qui collent parfaitement à son image de dandy désenchanté. On y retrouve du Etienne Daho, avec ces sonorités électro-pop des années 80, des claviers décomplexés et de gros riffs de basse.

L’utilisation du vocoder sur Je perds la boussole et Endless Summer parfaire cet univers singulier, qui fricote avec le mauvais goût sans jamais y tomber. Les chœurs féminins apportent quelques envolées bienvenues sur La Mélancolie française, Eros Automatique ou encore Endless Summer.

Plus populaire que Philippe Katerine ou Sébastien Tellier, Lafayette est un véritable ovni sur la planète musicale de l’indie variété. Les Dessous féminins est un album de qualité, qui fait le plus souvent sourire et parfois rêver. Avec cet opus, Lafayette apporte de nouvelles couleurs au prisme de la jeune chanson française, et l’on ne peut que l’en féliciter.

L’album Les Dessous féminins sortira le 14 octobre 2016. En attendant, retrouvez l’actualité de Lafayette via sa page Facebook.

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